Deux juristes espagnols expulsés du Maroc déterminés à défendre les droits des prisonniers politiques sahraouis

Madrid,08 avr 2016(SPS) - Deux juristes espagnols, parmi la délégation de juristes internationaux expulsés jeudi du Maroc, ont affirmé jeudi leur détermination à continuer à défendre les droits des prisonniers politiques sahraouis, dans une déclaration au journal espagnol "El Mundo".

"Nous sommes déterminés à continuer à défendre les droits des prisonniers politiques sahraouis", ont indiqué les deux juristes expulsés, en l’occurrence Fransisco Serrano et Juan Carlos Gomez Justo.

Les deux avocats arrivés jeudi après midi au port d’Algeciras où ils ont été accueillis par des sympathisants et des amis du peuple sahraoui , se sont dits "indignés" par ce qui leur est arrivé au Maroc, dans une déclaration au journal espagnol "El Mundo".

Les deux juristes ont souligné qu’ils prendront des mesures sans pour autant spécifier lesquelles, avant de relater l’histoire de leur arrestation au Maroc, la confiscation de leurs passeports et téléphones portables, les interrogatoires qu’ils ont du subir pendant plus de quatre heures par la police marocaine jusqu’à leur escorte vers le port pour rejoindre la ville côtière espagnole d’Algeciras.

Fransisco Serrano, président de l’association des juristes d’Andalousie solidaire avec le peuple sahraoui, et ancien maire de Montellano, et son collègue Juan Carlos Gomez Justo faisaient partie d’une délégation internationale composée de huit juristes (5 espagnoles, deux français et un belge) partie mercredi au Maroc dans le but de rencontrer des avocats marocains et sahraouis assurant la défense des civils sahraouis, prisonniers politiques condamnés par un tribunal militaire marocains à des peines allant de 20 ans à la perpétuité.

Arrivés mercredi, les huit juristes ont été expulsés jeudi par les autorités marocaines pour motif "menaces graves et imminentes à la sureté du Maroc".

 

"Le Maroc poursuit ainsi une politique d'isolation des Sahraouis, empêchant ceux-ci de faire connaître leurs légitimes revendications à l'autodétermination, à la liberté d'expression, à la protection des droits de l'homme et à des procès justes et équitables", avait déclaré Pierre Galand, après l'expulsion de la délégation par la police marocaine.

"Le Maroc poursuit ainsi une politique d'isolation des Sahraouis, empêchant ceux-ci de faire connaître leurs légitimes revendications à l'autodétermination, à la liberté d'expression, à la protection des droits de l'homme et à des procès justes et équitables", avait déclaré Pierre Galand, après l'expulsion de la délégation par la police marocaine.

Il a souligné, dans sa déclaration, qu'au regard du droit international et des résolutions des Nations unies, le Sahara occidental "n'est pas un territoire marocain et le peuple sahraoui a le droit de revendiquer son autodétermination".(SPS).

 

090/97/082250700016SPS