Détérioration de la santé des prisonniers politiques de Gdeim Izik : les familles protestent devant la prison à Rabat

Rabat (Maroc), 26 mars 2016 (SPS) L'état de santé des prisonniers politiques sahraouis (groupe de  Gdeim Izik s’est "fortement" dégradé en raison des complications de la grève de la faim illimitée qu'ils mènent depuis le 1er mars environs 4 semaines, selon le ministère de Territoires occupés et des communautés sahraouies établies à l’étranger.

Face au mépris des autorités marocaines aux demandes légitimes des prisonniers politiques sahraouis, les familles ont organisé des sit-in afin d’attirer l’attention sur la situation sanitaire de leurs fils condamnés à des lourdes peines d’emprisonnement par une cour martiale marocaine.

Parmi les cas graves de prisonniers politiques sahraouis, la même source a cité le cas de Sid’Ahmed Lemjayid, qui souffre d'un gonflement  anormal au niveau des membres et Bachir Boutenguiza, transporté en coma à l’hopital, en raison d’une hémorragie  sanguine.

Les prisonniers politiques en grève de la faim souffrent des douleurs en raison de la grève de la faim, notamment la perte de poids, troubles cardiaques,  le manque de sommeil, la perte de conscience et d’autres, selon la même source.

Les prisonniers politiques du groupe de Gdeim camp Izik purgent des lourdes peines d’emprisonnement allant de 20 ans à la perpétuité depuis plus de cinq ans. Un procès qualifié d’illégal et inéquitable selon les organisations internationales.

Treize d'entre eux poursuivent la grève de la faim illimitée depuis le 1er mars. Il s’agit de : Mohamed Bachir Boutenguiza, Sid’Ahmed Lemjayid, Ahmed Sbai, Mohamed Bani, Ibrahim Ismaeli, Sidi Abdelah Abhah, Naama Asfari, Hassen Dah, Mohamed Bourial, Cheikh Banga, Mohamed Embarek Lefkir, Abdellah Toubali et Bachir Khada. (SPS)

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