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TERRITOIRES OCCUPES/REPRESSION/DROITS HUMAINS

Le CODESA demande une enquête internationale sur "les violations graves" des droits de l'Homme au Sahara Occidental

Londres, 03/11/2007 (SPS) Le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'Homme (CODESA) a demandé d'"ouvrir une enquête internationale sur les violations graves des droits de l'Homme commises par l'Etat marocain dans les territoires occupés du Sahara Occidental et de traduire leurs auteurs en Justice".

Dans ce contexte, Mme. Aminetou Haidar, vice-présidente du CODESA a affirmé que le collectif "appelle les organisations et associations internationales de défense des droits de l'Homme" à faire pression sur le Maroc pour l'amener à "respecter les droits de l'Homme au Sahara Occidental et appliquer la légalité internationale en permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination".

Mme Haidar a déclaré, jeudi à l'APS, que ces revendications figurent clairement dans un communiqué distribué il y a deux jours à l'occasion de la célébration de la journée du disparu, qui coïncide avec la disparition du leader Mehdi Ben Barka et la célébration du 2ème anniversaire de la mort du martyr sahraoui Hamdi Lambarki dans la ville d’El Aaiun.

"L'Etat marocain est directement responsable de centaines d'enlèvement de citoyens sahraouis depuis le 31 octobre 1975 avec 526 civils sahraouis disparus après que +l'Instance Equité et Réconciliation (IER) + eut dénaturé la vérité sur les violations graves des droits de l'Hommes commises par l'Etat marocain en présentant un rapport contraire aux aspirations des organisations de défense des droits de l'Homme", estime le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'Homme.

Le CODESA a, par ailleurs, exigé de "faire toute la lumière sur les crimes contre l'humanité perpétrés dans les territoires occupés" et appelé à l'ouverture "d'une enquête internationale sur les graves violations des droits de l'homme commises par l'Etat marocain'' et qui se poursuivent pour réprimer des manifestations pacifiques qui se tiennent depuis le 21 mai 2005 pour l'autodétermination du peuple sahraoui et le respect des droits de l'homme".

Cette revendication intervient au moment où les autorités marocaines sont confrontées au dossier judiciaire sur les graves violations des droits de l'homme au Sahara occidental, ouvert par le juge espagnol Baltazar Garzon.

Le juge espagnol avait annoncé à Madrid qu'il avait décidé d'ouvrir une enquête judiciaire sur ''le génocide commis par les autorités marocaines au Sahara occidental'' depuis 1975, date d'occupation du Sahara occidental, ajoutant ''avoir accepté la compétence de juger les plaintes pour délits de génocide, de tortures et d'assassinats'' contre une liste de hauts dignitaires marocains.

Une trentaine de noms ont été cités par le juge Garzon qui avait également instruit le dossier de l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet et de la violence terroriste en Espagne.

La presse espagnole avait rapporté que parmi les noms cités par le juge Garzon figurent de hauts responsables sécuritaires marocains qui ont occupé d'importantes fonctions durant ces 30 dernières années, rappelle t-on. (SPS)

010/090/700 031043 NOV 07 SPS    

 

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