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Londres, 01/11/2007 (SPS) Deux membres du
Parlement britannique issus du Labour (au pouvoir), David Drew et
Jeremy Corbyn, ont vivement condamné les violations des droits de
l'Homme perpétrées par les autorités marocaines dans les régions
sahraouies occupées et le blocus militaire et médiatique imposé par
le Maroc au Sahara Occidental, exprimant leur ferme soutien à la
lutte pacifique du peuple sahraoui pour l'autodétermination et
l'indépendance.
Les deux députés travaillistes, qui recevaient,
mercredi à Londres, la militante sahraouie des droits de l'homme et
ex-détenue d'opinion, Aminetou Haidar, se sont accordés à dire que
la décision du Maroc d'interdire aux observateurs internationaux et
à la presse l'accès aux régions occupées traduit la crainte des
autorités marocaines que le monde ne prenne connaissance des
atrocités qu'elles commettent contre les civils sahraouis, tout
comme elle vise également à leur permettre de continuer d'exploiter
de manière illégale les ressources naturelles de la région.
Dans ce contexte, Drew et Corbyn, ont exprimé leur
détermination à oeuvrer aux côtés d'autres parlementaires du Labour
en vue de lever le voile sur la répression exercée par les autorités
de l'occupation marocaine au Sahara occidental.
Ils comptent continuer à demander au Gouvernement
britannique de contribuer de manière effective à la protection des
droits de l'homme au Sahara Occidental et d’œuvrer, dans les plus
brefs délais, dans le cadre des Nations unies en vue de trouver une
solution pacifique et juste qui garantit au peuple sahraoui son
droit inaliénable à l'autodétermination.
Par ailleurs, la situation des droits de l'homme
dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine a été au
centre des rencontres de la militante sahraouie des droits de
l'homme et ex-détenue d'opinion, Aminetou Haidar, avec des
responsables et députés britanniques ainsi que des représentants d'Amnesty
International.
Lors d'une rencontre mercredi au Foreign Office et
d'autres tenues depuis deux jours avec des membres de la Chambre des
Communes et des responsables d'Amnesty International, Aminetou
Haidar a informé ses interlocuteurs de la situation des droits de
l'homme dans les territoires sahraouis sous occupation marocaine. La
militante sahraouie a évoqué les pratiques de répression et les
violations graves perpétrées par l'occupation marocaine à l'encontre
de civils sahraouis et de militants des droits de l'Homme en
particulier.
Aminetou Haidar a présenté aussi des documents et
des preuves confirmant le recours à ce jour, des autorités
marocaines aux arrestations arbitraires, à la torture, à la
détention sans jugement, à l'exil forcé, aux licenciements
arbitraires et au gel des salaires des Sahraouis dans les
territoires occupés.
La militante sahraouie a longuement soulevé les
conditions précaires des détenus d'opinion sahraouis dans les
prisons marocaines soumis à la torture et toute autre forme de
privation y compris le droit de visite et de correspondance.
Les autorités marocaines tentent, par ces actes de
répression et de violence, selon Mme Haidar, d'étouffer les
revendications pacifiques quant au respect des droits de l'homme au
Sahara occidental ainsi que le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination, un droit pourtant reconnu à l'échelle
internationale.
Les allégations du Maroc prétendant avoir tourné
la page du passé sont destinées à l'opinion internationale, a estimé
la militante sahraouie avant de faire remarquer que les pratiques de
répression à l'encontre des Sahraouis ont pris de l'ampleur depuis
le déclenchement de l'Intifadha pacifique dans les territoires
occupés du Sahara occidental (2005).
Cette dernière s'est étendue au Sud du Maroc et
aux universités marocaines qui accueillent des étudiants sahraouis.
A ce propos, elle rappelle la répression menée dans les universités
marocaines citant Soltana Khaya qui a perdu un oeil lors d'une
manifestation pacifique organisée à l'université de Marrakech.
Elle cite aussi le cas des 40 étudiants sahraouis
de l'université de Fès privés de plusieurs droits notamment le droit
à l'hébergement et à l'accès aux salles de cours et de révision.
Mme Haidar a affirmé à ses interlocuteurs que les
Sahraouis dans la partie occupée du Sahara occidental sont privés de
leurs droits les plus élémentaires prévus par les chartes
internationales comme le droit de manifester pacifiquement et la
liberté de circulation, d'expression, de rassemblement et
d'association.
Elle a à cet effet, rappelé que les autorités
marocaines ont empêché les défenseurs sahraouis des droits de
l'homme de tenir leur conférence constitutive en dépit de la réunion
de toutes les conditions requises.
La militante sahraouie a, par ailleurs, souligné
qu'à travers le blocus militaire et médiatique imposé dans la
région, les autorités marocaines veulent occulter les graves
violations contre les civils sahraouis et qui sont le fait direct de
l'occupation marocaine de la province et de son déni du droit du
peuple sahraoui à l'autodétermination, comme l'ont démontré le
rapport du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme
et plusieurs autres organisations internationales et régionales.
Le juge espagnol, Baltasar Garzon, vient
d’instruire une enquête sur le génocide marocain au Sahara
Occidental, dans lequel plus d’une trentaine de haut dignitaire du
régime sont impliqués, rappelle-t-on. (SPS)
010/090/700 011307 nov 07 SPS |