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Bir Lehlu (territoires libérés), 31/10/2007
(SPS) Le Gouvernement sahraoui accueille avec “satisfaction” la
décision du juge espagnol, Baltasar Garson, d’enquêter sur le
génocide marocain au Sahara Occidental, rendant un hommage au
courage de ce juge et au système judiciaire espagnol.
“Le Gouvernement et le peuple de la République
sahraouie accueillent avec satisfaction l’historique décision du
magistrat espagnol, Baltasar Garzón, d’accepter la plainte déposée
par des citoyens sahraouis et des dizaines d’organisations
espagnoles de droits humains pour diligenter un processus
d’investigation judiciaire pour délit de génocide, assassinat et
torture commis par l’Etat marocain au Sahara Occidental", a indiqué
un communiqué du ministère de la justice.
Pour le Gouvernement sahraoui, “il n’y a pas de doute
que la rigueur et le prestige international du juge Garson démontrés
dans les investigations sur les injustices des auteurs du crimes
contre l’Humanité commis par les régimes dictatoriaux et
anti-démocratiques, auront leur prolongement pour le cas du Sahara
Occidental où l’occupation illégale de notre pays, privé de son
droit à l’autodétermination, est assimilé par l’ONU à un crime
international".
Le communiqué rappelle que les récents rapports du
Secrétaire général de l’ONU et du haut Commissariat de l’ONU pour
les droits humains en 2006 ont révélés que les droits humains au
Sahara Occidental occupé "sont violés par l’Etat marocain" est que
cette violation est "la conséquence directe de la violation du droit
à l’autodétermination du peuple sahraoui", alors qu’Amnesty
international et Human Rights Watch, ne cessent de dénoncer "la
continuité de la répression que l’Etat marocain exerce contre la
population sahraouie".
Le texte parvenu à SPS, déplore que le Maroc ait pu
utiliser ses relations privilégiées avec quelques pays,
particulièrement la France, pour "empêcher les Nations unies
d’adopter des mesures concrètes pour mettre fin à la politique de
l’oppression et la répression pratiquée par les forces
d’occupation".
"Les crimes commis par les plus hauts dignitaires de
l’état marocain au Sahara Occidental constituent, par leur
ignominie, brutalité, amplitude et moyens d’exécution, un crime
contre l’Humanité dont les auteurs doivent rendre compte devant une
justice immunisée contre le chantage, la pression, la corruption et
la comptabilité politiquement motivée", a ajouté le communiqué.
Le Gouvernement sahraoui estime en outre que la
décision du juge Garson, est "un pas d’une grande portée et de
grande signification pour la fin de l’impunité de l’Etat marocain
qui a violé les normes et principes impératifs consacrés par la
Communauté internationale pour la protection des droits humains et
des peuples aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre".
"Les Sahraouis qui furent les victimes mortelles du
génocide, qui furent assassinés dans des fosses communes secrètes,
ceux dont le sort demeure inconnu, ou ceux qui souffrent toujours
des conséquences de cette longue occupation qui les force à l’exil
ou à vivre la répression quotidienne dans les zones occupées, tout
comme le Gouvernement sahraoui, ne peuvent qu’applaudir le courage
et la cohérence du juge Baltasar Garson, comme il été applaudi par
les victimes de la dictature d’Augusto Pinochet", a conclu le
communiqué.
010/190/100 311821 OCT 07
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