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Londres,
29/10/2007 (SPS) L'organisme sahraoui du pétrole annoncera l'année
prochaine à Houston, un deuxième round pour l'octroi de permis
d'exploration de pétrole dans les territoires sahraouis, a indiqué
M. Kamel Fadel, chargé du suivi des affaires pétrolières.
Les offres
engloberont neuf zones d'exploration dont trois à l'intérieur (on
shore) et six au large des côtes sahraouies (offshore) sur une
superficie globale de 192569 km2 avec 3600 mètres de profondeur, a
affirmé M. Fadel dans un communiqué parvenu jeudi à l'APS.
Les zones
concernées se situent notamment au bassin d’El Aaiun où des
opérations d'exploration menées à la fin des années 50 et début des
années60 durant l'occupation espagnole ont révélé l'existence d'une
couche sédimentaire de 6000 mètres d'épaisseur ainsi que tous les
indices sur l'existence du pétrole.
Le système
d'octroi des permis adopté par l'organisme sahraoui du pétrole est
basé sur le partage de la production, a ajouté M. Fadel, également
représentant du Front Polisario à Sydney.
La République
sahraouie avait signé en mars 2006 à Londres 8 accords pétroliers et
gaziers avec 9 firmes britanniques ayant proposé les meilleures
offres suite à l'avis d'appel d'offres international, lancé par la
République sahraouie en mai 2005 à Londres.
En vertu de ces
contrats, les firmes britanniques signataires mèneront des
opérations d'exploration (on shore et offshore) dans neuf blocs à
travers la République sahraouie. Il s'agit de Haouza, Mahbes, Bir
Lehlu, Hagounia, Mijek, Boujdour, La Guera et Guelta.
L'exploitation des
champs qui seront découverts débutera lorsque la République
sahraouie aura recouvré sa pleine souveraineté sur ses territoires,
conformément à la légalité internationale et au principe universel
d'autodétermination.
Les firmes qui ont
signé ces accords sont Premier Oil Limited, Ophir Energy company
Limited, Europa Oil and Gas plc, Maghreb exploration limited,
Osceola
Hydrocarbon limited, Nighthawk Energy limited, Encore Oil Plc et
Comet
Petroleum limited.
Le gouvernement
sahraoui avait proposé, au lancement de l'appel à la concurrence
international en 2005, deux options qui prennent en compte le fait
que la RASD n'a pas recouvré sa pleine souveraineté sur son
territoire national.
La première
formule porte sur un partage de la production qui entrera en vigueur
dès le règlement de la question sahraouie et l'adhésion de la RASD à
l'ONU en tant qu'Etat pleinement souverain sur ses territoires et
ressources.
La seconde formule
consiste en un accord de garanties couvrant la période allant de la
signature de l'accord jusqu'à son entrée en vigueur, une fois
l'indépendance réalisée et la souveraineté nationale recouvrée.
Cette formule
avait été favorablement accueillie par les compagnies pétrolières et
par les Sahraouis car, en vertu de tels accords, les sociétés
s'acquittent auprès de la RASD de contreparties financières fixes
que le gouvernement sahraoui utilisera pour la formation des
compétences du secteur pétrolier et le développement des différents
secteurs d'activité en relation avec le pétrole et le gaz.
La RASD avait
signé en mai 2002, un accord avec la compagnie anglo-australienne
"Vision and oil" pour mener l'opération de cadastre et évaluer ainsi
les quantités de pétrole dans les côtes sahraouies (offshore).
La société en
question a examiné toutes les données géologiques et géophysiques
des eaux territoriales sahraouies même les plus profondes. La valeur
économique du territoire offshore sahraoui a été évaluée sur la base
de l'étude réalisée par "Vision and oil", qui a rassemblé une base
de données technique et commerciale permettant l'intégration de la
RASD dans l'industrie pétrolière dans l'avenir. (SPS)
010/ALG/700 291635
0CT 07 SPS |