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Washington,
24/10/2007 (SPS) Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a
demandé au Maroc et au Front Polisario, d'engager à nouveau de "
réelles négociations" sur la question du Sahara Occidental, lit-on
dans son rapport sur les évolutions de la situation dans ce pays
occupé militairement par le Maroc depuis 1975.
"Je recommande que
le Conseil de sécurité de demander à nouveau aux parties en conflit,
le Maroc et le Front Polisario, d’engager de réelles négociations,
et d’assurer ainsi une application plus effective de sa résolution
1754 (du 30 avril 2007)", souligne le Secrétaire général de l’ONU,
dans son rapport publié mardi, qui sera examiner par le Conseil de
sécurité vendredi prochain, au siège des Nations Unies à New York.
Dans ce rapport M.
Ki-moon relève que "des élections parlementaires se sont tenues au
Maroc le 7 septembre 2007, avec une consultation dans le territoire
du Sahara Occidental sous contrôle marocain" et que le Polisario lui
écrit pour deux fois pour "condamner la décision prise par le
Gouvernement marocain de tenir des élections au Sahara Occidental et
réclamer à la place l'organisation d'un scrutin libre et régulier
sur l'autodétermination à l'intention du peuple du Sahara
Occidental".
S'agissant des
relations entre les parties sur le terrain, "contrairement à ce que
j'indiquais dans mes rapports récents au Conseil [?] le nombre de
violations de l'accord militaire, qui définit les termes du
cessez-le-feu, n'a pas diminué", a affirmé Ban Ki-moon et que "des
restrictions ont continué d'entraver la liberté de mouvement des
observateurs militaires des Nations Unies lorsqu'ils désirent se
rendre auprès d'unités, de quartiers généraux ou de points d'appui à
des fins de vérification".
Toutefois, le
rapport mentionne la bonne coopération dans le domaine de la
destruction de mines et de munitions non explosées dans le
territoire sahraoui.
"Les activités de
la Minurso dans ce domaine pourraient s'avérer précieuses et
relativement peu coûteuses pour assurer la sécurité de la Mission et
accroître son efficacité, et contribuer directement à la sécurité du
personnel des Nations Unies.
Elles permettent
aussi de sensibiliser la population locale et de lui faire mieux
comprendre le rôle et la présence de la Mission", affirme Ban
Ki-moon, demandant d'inscrire au budget de la Minurso pour
l'exercice 2008/09 un montant de 430.000 dollars au titre des
activités de déminage.
La dimension
humaine du conflit, notamment le sort des réfugiés du Sahara
Occidental, continue d'être préoccupante, selon Ban Ki-moon, qui se
dit à ce propos "heureux que les échanges de visites familiales
entre le territoire et les camps de réfugiés dans la région de
Tindouf se soient poursuivis sans interruption au cours de la
période considérée".
"J'aimerais
réitérer l'appel que j'ai lancé précédemment afin que les parties
restent engagées dans un dialogue continu et constructif avec le
Haut Commissariat aux droits de l'homme en vue d'assurer le respect
des droits de l'homme du peuple du Sahara occidental", écrit-il
encore.
"Bien que la
Minurso n'ait ni le mandat ni les ressources pour s'occuper de cette
question, l'ONU demeure résolue à faire respecter les normes
internationales en matière de droits de l'homme", ajoute-t-il,
recommandant au Conseil de proroger le mandat de la Mission pour une
nouvelle période de six mois, jusqu'au 30 avril 2008.
Il est a rappeler
que dans son rapport d’avril 2007, le Secrétaire général, dont le
point de vue sera réconforté par la résolution 1754, a encouragé les
deux parties en conflit, que sont le Royaume du Maroc et le Front
Polisario "a s’engager dans des négociations, de bonne foi et sans
conditions préalables, en vue de parvenir à une solution politique
juste, durable et mutuellement acceptable qui permette
l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental".
"Je souscris aux
vues de mon Envoyé personnel (Peter Van Walsum) selon lesquelles le
lancement du processus de négociations et la tenue, en juin (18 et
19) et août (10 et 11) 2007 (à Manhasset, près de New York), des
deux premières réunions sont un motif de satisfaction", affirme Ban
Ki-moon.
(SPS)
010/090/700 241924 OCT 07 SPS |