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Rome,
19/10/2007 (SPS) "Le fait que le gouvernement marocain présente ce
qu’il dénomme "autonomie interne" comme seule et unique option
possible, considérant faussement que le Sahara occidental relève de
la souveraineté marocaine, est en réalité un retour à la case
départ", a averti le Président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, vendredi
à Rome.
Intervenant à l’ouverture de la 33ème conférence européenne de
coordination de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), M. Abdelaziz, a
estimé que même si les deux parties au conflit avait entamé des
négociations directes pour permettre au peuple sahraoui de
s’autodéterminer conformément à la résolution 1754 du Conseil de
sécurité, "il n’en demeure pas moins que le Gouvernement marocain
continue d’afficher davantage d’entêtement, d’obstruction et de
désobéissance face à la légalité internationale.
En dépit de tout cela et malgré les tentatives répétitives du
Gouvernement marocain de "sortir le conflit de son cadre réel et
juridique", la communauté internationale vient de "réaffirmer
unanimement", à travers la dernière résolution de la 4ème
Commission de l’Assemblé générale, que la question du Sahara
Occidental est "une question de décolonisation qui doit trouver une
solution par une autodétermination démocratique, libre et
transparente du peuple sahraoui", a relevé M. Abdelaziz.
Par ailleurs, le Président sahraoui a dénoncé vivement "la
répression féroce" des autorités d’occupation marocaines contre les
Sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental,
"intensifié, notamment depuis le 21 mai 2005".
Une politique "de répression féroce, coupable de tant de morts
innocents, de tant d’enlèvements, d’arrestations, de tortures, de
procès expéditifs et de jugements injustes à laquelle sont
coutumières les autorités marocaines" au Sahara Occidental, a-t-il
dénoncé, tirant l’exemple de M. Brahim Sebbar, Secrétaire général
d’une association des droits de l’homme dans les territoires occupés
qui "subit injustement les affres des prisons marocaines en
compagnie de dizaines de ses frères sahraouis, eux aussi prisonniers
politiques".
Le territoire étant sous la responsabilité directe de l’ONU qui y
est présente via sa Mission MINURSO, M. Abdelaziz a estime qu’elle
doit "garantir la sécurité et la protection des citoyens sahraouis,
préserver leurs libertés fondamentales, oeuvrer pour libérer tous
les prisonniers politiques et dévoiler le sort de plus de 500
disparus civils et celui de 151 prisonniers de guerre sahraoui
encore détenus par le Gouvernement marocain".
En outre, le Président sahraoui s’est déclaré "surpris par le
mutisme de l’Europe face à tant de graves violations des droits de
l’Homme" commises à ses frontières sud par le Gouvernement marocain
contre les citoyens sahraouis "sans susciter de réaction de sa
part".
Abordant le
soutien toujours grandissant de la cause sahraouie au sein de la
communauté internationale, M. Abdelaziz, a remercié le Parlement
italien qui a unanimement demandé à son Gouvernement d’octroyer le
statut diplomatique à la Représentation du Polisario en Italie, de
l’Afrique du sud, de l’Uruguay qui a reconnu la RASD, ou de
l’Algérie qui "s’attache à la décolonisation du Sahara occidental
par l’application du droit international conformément à la légalité
internationale". (SPS)
010/RME/000 192140 OCT 07 SPS |