New York (nations unies), 10/10/2007 (SPS) L’Algérie a appelé la
communauté internationale et, singulièrement, le Conseil de Sécurité
à "assumer ses responsabilités à l’égard du peuple du Sahara
Occidental et à rejeter toute approche qui s’écarterait de la
légalité internationale et qui viserait à dénier au peuple sahraoui
son droit imprescriptible à l’autodétermination".
Intervenant devant la Commission des Questions
Politiques Spéciales et de la Décolonisation de l’ONU, l’Ambassadeur
Représentant Permanent de l’Algérie, auprès des Nations Unies,
Youcef Yousfi, a réaffirmé "le soutien indéfectible" à
l’autodétermination du Sahara occidental, "dernier territoire
restant à décoloniser en Afrique".
Le diplomate algérien a mis en cause ce qu’il a
appelé "la prétention exorbitante" d’une des parties de
prédéterminer à l’avance le résultat du processus, estimant que le
Maroc "n’avait aucune base juridique pour sa revendication sur le
Sahara Occidental".
A cet égard, il a cité M. Bilt, Ministre des
affaires étrangères de la Suède, qui a déclaré que le Maroc "ne
bénéficiait d’aucune base juridique pour justifier de sa présence
sur le territoire du Sahara Occidental".
M. Yousfi a appelé à une solution juste, durable
et équitable du conflit, et a déclaré que le Plan de paix soumis par
M. Baker, l’Envoyé spécial des Nations Unies au Sahara occidental,
avait reçu tout le soutien de l’Algérie.
Se référant à la Résolution 1754 et des
négociations directes menées à Manhasset, entre le Polisario et le
Maroc, M. Yousfi a déclaré que le Conseil de sécurité "s’était
inscrit dans le processus de résolution de ce conflit en prenant
note des propositions des deux parties, faites lors de ces
négociations".
"De plus, a-t-il ajouté, en préconisant des
négociations sans conditions préalables, le Conseil de sécurité a
refusé d’accorder des avantages indus à une des parties alors qu’il
s’agit d’un processus délicat qui n’en est qu’à ses débuts".
Pour l’Algérie la population du territoire occupé
doit bénéficier d’une "protection internationale", et ce devoir
revient à OCHA, selon son Représentant permanent, qui a également
appelé à la fin du "huis clos instauré dans le Sahara Occidental
afin de permettre aux journalistes d’y pénétrer sans entraves".
Le règlement de la question du Sahara Occidental
passe obligatoirement par l’exercice du droit à l’autodétermination
sans contraintes, a estimé M. Yousfi, appelant la Commission à "agir
à l’unisson" et à soutenir les efforts de l’Envoyé du Secrétaire
général pour trouver une solution juste et durable en application de
la Résolution 1754, qui "garde toute sa pertinence et sa validité".
"Cette question est un test de crédibilité pour
les Nations Unies", a conclu M. Yousfi. (SPS)
010/090/667 101012 OCT 07 SPS |