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New York (Nations unies), 10/10/20027 (SPS) Plusieurs
pétitionnaires ont réclamé devant la Commission politique spéciale
et Décolonisation (IV ème commission) de l’ONU la décolonisation du
Sahara Occidental occupé militairement par le Maroc depuis 1975 et
l’organisation, à cet effet, d’un référendum d’autodétermination.
"La solidarité internationale continue à être
nécessaire" avec le combat des Sahraouis pour leur liberté, parce
que le Gouvernement marocain "à l’image d’Adolph Hitler, pour
légitimer son occupation militaire de l’Autriche et la Bohême",
continue à insister sur le caractère "affaire interne" du conflit
qui doit être traitée sur la base de "l’intégrité territoriale",
s’est indigné le Président de la Plate-forme civique "Andalousie pro
référendum au Sahara Occidental", Isidoro Moreno Navarro.
“La Communauté internationale doit exercer des
pressions sur le Maroc avec plus de vigueur pour qu’il mette fin à
la répression contre le peuple sahraoui dans les territoires
illégalement occupés et pour qu’il organise le référendum
d’autodétermination réclamé dans plusieurs résolutions du Conseil de
sécurité", a ajouté M. Moreno Navarro, qui est également membre du
bureau de l’Association pro Droits humains d’Andalousie.
Pour ce professeur d’anthropologie de l’Université de
Séville, "continuer à accepter la violation de la légalité
internationale et sacrifier les droits du peuple sahraoui au profit
des intérêts de la monarchie marocaine et des grandes puissances qui
le soutiennent, constitue, non seulement une énorme injustice, sinon
qu’il aggrave l’instabilité politique dans la zone et ouvrira le
chemin vers le radicalisme".
Mme Ana Miranda, responsable de la Commission
Immigration du Bloc Nationaliste Galicien (BNG), vice-présidente de
l’Alliance Libre Européenne (ALE), a souligné quant à elle sur la
même tribune onusienne, que la question du Sahara Occidental est
"une question juridique internationale de décolonisation" et "non
une affaire interne marocaine, qui a occupé illégalement, en 1975,
un territoire qui ne lui appartient pas".
"Ce territoire doit être rendu à son légitime
propriétaire, le peuple sahraoui, pour garantir la stabilité et la
paix dans la région", a soutenu Mme Ana Miranda, pour il est
nécessaire de manière urgente d’organiser un référendum
d’autodétermination et d’indépendance, qui mettre fin définitivement
à décolonisation de l’ancienne colonie espagnole, le Sahara
Occidental", a-t-elle martelé.
Pour sa part, le Président de l’Association d’Amitié
avec le peuple sahraoui de Séville, Fernando Peraita Lechosa, a axé
son intervention devant la IV ème Commission sur "les violations de
droits humains" au Sahara Occidental par le Maroc et a appelé les
Nations unies à garantir le respect des libertés fondamentales dans
ce territoire occupé militairement par le Maroc.
Mme Lechosa veut démontrer, a-t-il dit, "la
contradiction entre le compromis marocain à travers des déclarations
officielles de respect des droits humains et de libertés des
personnes et la violation, en pratique, de ces droits dans
différents endroits". Il s’est ainsi lancé à démontrer, exemples à
l’appui, "la responsabilité de l’Etat marocain de ces violations au
Sahara Occidental, au sud du Maroc et dans les universités
marocains".
Il a affirmé que la sécurité et l’intégrité physique
des personnes "continuent à être sérieusement violées à cause de
l’excessif et illégal usage de l’autorité, principalement la torture
et autres types de traitements sévèrement inhumains, comme
conséquence de l’intensification des manifestations pacifiques qui
revendiquent l’autodétermination du peuple sahraoui".
A cet égard, il a appelé le Haut commissariat des
Nations pour les droits humains à publier les conclusions de son
rapport d’octobre 2006 et à mettre en pratique ses recommandations,
ainsi que la levée de l’état de siège militaire et médiatique imposé
au Sahara Occidental et la libre circulation des délégations
étrangères.
Il a également revendiqué l’élargissement des
compétences de la Minurso pour inclure la protection des droits des
citoyens sahraouis au Sahara Occidental, faire la lumière sur le
sort des disparus et libérer les prisonniers politiques actuellement
incarcérés dans différentes prisons marocaines, permettre la mise en
place d’associations de droits humains, arrêter le pillage du
sous-sol et la fermeture de la "Carcel negra" (prison noire) d’El
Aaiun. (SPS)
010/090/100 101544 OCT 07 SPS
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