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El Aaiun
(territoires occupés), 09/10/2007 (SPS) La Cour coloniale marocaine
de première instance d’El Aaiun a ajourné lundi le procès de cinq
prisonniers politiques sahraouis, dont deux défenseurs des droits
humains, pour deux semaines, a indiqué une source de l’Association
sahraouie des victimes des violations graves des droits humains
commises par l’Etat marocain (ASVDH).
"Les prisonniers
politiques sahraouis, des trois prisonniers politiques sahraouis,
Elhafed Toubali, Ahmed Salem Ahmeidat, Mohamed Lehbib Elgasmi et
Abdessalam Loumadi, en compagnie des défenseurs des droits humains,
Brahim Sabbar et Ahmed Sbai ont comparu lundi devant la cour de
premier degré, avant d’être évacué de la salle d’audience une minute
après leur entrée pour avoir scandé des slogans dénonçant leur
jugement inique et inéquitable".
Après leur
évacuation, les cinq sahraouis ont été mis dans une voiture de la
police où ils ont été violement tabassé et insultés avant de les
remettre dans une autre voiture qui les a conduit à la Carcel negra,
"sans qu’ils y aient le droit de se défendre devant la cour", a
déploré la même source.
Les familles ont
été empêchées d’assister au procès de leurs proches et ont été
conduites par la police vers une salle d’audience à la cour d’appel
alors que le procès se déroulait dans autre salle à la cour de
premier degré, selon la même source.
Les cinq détenus
sont "poursuivis pour avoir offensé les magistrats, une nouvelle
accusation, selon des sources très fiables, a été déterminée dans
une circulaire du ministère de la justice marocaine pour contraindre
les détenus politiques sahraouis à ne plus scander des slogans
affichant des positions politiques relatifs au droit du peuple
sahraoui à l’autodétermination".
M. Brahim Sabbar,
SG de l’ASVDH avait été condamné dans un premier dossier à deux ans
de prion ferme en compagnie du prisonnier politique sahraoui, Ahmed
Mahmoud Haddi, qui a été condamné à trois ans de prison ferme, ainsi
que Mohamed Lamine Haddi, condamné également en compagnie de Ahmed
SBAI à un an et demi de prison ferme, a rappelé la même source.
(SPS)
020/090/700 091020
OCT 07 SPS |