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Bruxelles,
08/10/2007 (SPS) Le ministre délégué sahraoui pour l’Europe, Mohamed
Sidati, a appelé lundi l’Union européenne (UE) à intervenir en
"urgence" pour exiger des autorités marocaines de permettre à des
associations sahraouies de tenir leur congrès constitutif, et mettre
un terme à leur politique de violation des droits humains de ce
peuple.
Invoquant l’accord
d’association UE-Maroc qui engage Rabat à respecter les droits de
l’Homme, le représentant sahraoui estime que l’Union se "doit de
condamner ces pratiques répressives et contribuer, en tant que
membre de la Communauté internationale, à protéger des populations
en détresse".
Les autorités
marocaines ont interdit au Collectif des Défenseurs des Droits de
l’Homme (CODESA) de tenir son congrès constitutif, qui était prévu
le 7 octobre à El Aaiun chef lieu du Sahara Occidental occupé.
A la requête du
Collectif CODESA, les autorités d’occupation ont répondu par la
négative, "non sans avoir, au préalable, tenté par l’intimidation et
le harcèlement de décourager les promoteurs de l’initiative, tous
des anciens prisonniers et victimes de déni des droits de l’homme",
précise le Polisario.
Cette interdiction
constitue un "acte grave qui corrobore si besoin était, le peu de
cas que fait le Maroc, du respect des droits de l’homme et de la
dignité humaine au Sahara Occidental", ajoute la déclaration de M.
Sidati.
Cette mesure
répressive à l’endroit des défenseurs des droits de l’homme "ne doit
pas être tolérée, et doit être dénoncé vigoureusement", car, argue
le ministre sahraoui,"le respect des droits de l’homme est une
condition essentielle, pour le parachèvement d’une solution juste et
définitive du conflit du Sahara Occidental basée sur l’exercice par
le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination".
Un communiqué de
la Présidence sahraoui avait dénoncé, lundi, "la négative" du
Gouvernement marocain qui empêche la CODESA de tenir ses assises
constitutives et a appelé la communauté internationale à "assumer
ses responsabilités pour garantir les liberté fondamentales des
citoyens sahraouis et leur droit de créer des associations",
rappelle-t-on. (SPS)
010/090/700 OCT 07
SPS |