Bir Lehlu (territoires libérés), 07/10/2007 (SPS) "Nous
dénonçons vivement la négative du Gouvernement marocain qui empêche
le Collectif des défenseurs
sahraouis des droits de l’Homme (CODESA) de tenir ses assises
constitutives et appelons la communauté internationale à assumer ses
responsabilités pour garantir
les liberté fondamentales des citoyens sahraouis et leur droit de
créer des associations", a indiqué un communiqué de la Présidence
sahraoui.
La Codesa, basée à El Aaiun, avait reporté,
vendredi, à une date ultérieure, la tenue
de son Congrès constitutif, qui devait avoir lieu dimanche, après
que les autorités marocaines, de la ville occupée d’El Aaiun
occupée, aient refusées de lui accorder la permission.
"Le Gouvernement marocain fournit ainsi une
nouvelle preuve de sa négation des
droits humains et de la démocratie et qu’il réprime les libertés
fondamentales d’expression, d’association et de déplacement", a
souligne le communiqué
présidentielle publié ce dimanche.
"Il est saugrenu de prétendre à un climat de
confiance pour tenir des négociations de bonne foi entre les deux
belligérants, le Font Polisario et le Maroc, dans ce climat des
pratiques répressives marocaines", a ajouté le communiqué parvenu à
SPS.
Pour le Gouvernement sahraoui, le climat de
confiance requiert entre autres, la permission à ces activistes des
droits humains "d’exercer leur travail humanitaire en toute liberté
et transparence, comme preuve de bonne foi et de volonté plausible".
En effet, relève le communiqué, "cette volonté et
cette foi ne sont pas traduites, loin s’en faut, par l’existence de
dizaines de prisonniers politiques sahraouis toujours incarcérés
dans les prisons marocaines illégalement, de plus de 500 disparus
civils et autres 151 prisonniers de guerre encore aux mains du
Gouvernement marocain".
Et en dépit de tout cela, conclu le communiqué,
les Sahraouis "continuerons leur lutte et leur combat, par tous les
moyens légaux, pour la libération de ces prisonniers politiques,
pour faire la lumière sur le sort de ces disparus et pour permettre
au peuple sahraoui d’exercer son droit inaliénable à
l’autodétermination à travers un référendum libre, régulier et
transparent, conformément aux résolutions onusiennes".
La Commission préparatoire du congrès de la Codesa
a indiqué qu’elle poursuivra son travail jusqu’à la tenue de son
Congrès, dénonçant "les intimidations, les persécutions et
restrictions visant à bâillonner les défenseurs sahraouis des droits
humains", rappelle-t-on. (SPS)
010/090/100 071828 OCT 07 SPS |