Pamplona, 07/10/2007 (SPS) L’activiste sahraoui des droits
humains, anciens prisonniers politiques,
Hmad Hamad,
qui séjourne dans la région de Navarre, a dénoncé devant la
Présidente du parlement régional, des médias locaux et des membres
des associations de soutien au peuple sahraoui, les "violations
systématiques des droits humains commises par le Gouvernement
marocain" contre les Sahraouis dans les territoires occupés du
Sahara Occidental et au sud du Maroc.
La présidente du parlement régional Navarrais, Mme
Elena Torres Miranda, a exprimé sa préoccupation pour
"l’accroissement de la vague de répression, des kidnappings et des
arrestations dans les rangs des activistes des droits humains et des
citoyens sahraouis".
Au siège du parti régional "Eusko Alkartasuna", où
le défenseur sahraoui des droits humains a été reçu par la
présidente du parti, Mme Begona Erratzi, les deux responsables ont
tenu une conférence de presse sur ce même thème des atteintes
ininterrompues aux droits humains sous l’occupation marocaine au
Sahara Occidental.
Le mouvement associatif local a également reçu M.
Hmad, ainsi que le groupe parlementaire de Navarre "Paix et liberté
pour le peuple sahraoui" ; Ce dernier a réclamé la libération
immédiate et inconditionnelle des tous les prisonniers politiques
sahraouis encore aux mains du Gouvernement marocain.
M. Hmad, qui entamé une tournée de sensibilisation
en Espagne sera l’hôte de Vitoria, après sa visite en Andalousie,
Aragon et Navarre. Auparavant, M. Hmad avait été le lauréat du "
José Antonio Gonzalez Caraballo" pour la solidarité, qui lui a été
remis le 30 septembre dernier à Séville à en reconnaissance à la
lutte pacifique menée par les citoyens sahraouis à travers
l’Intifada de l’indépendance dans les territoires occupés du Sahara
Occidental.
Agé de 47 ans, marié sans enfants, M. Hamad avait
été arrêté en 1997 et soumis à toute sorte de tortures physique et
morale et à plusieurs reprises dans les locaux de la police
coloniale marocaine à El Aaiun, il sera par la suite licencié et ses
biens confisqués en 2002 comme mesures de dissuasion pour ses
activités de défenseurs des droits humains, rappelle-t-on. (SPS)
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