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Boujdour (territoires occupés), 04/10/2007 (SPS) Une citoyen
sahraoui de la ville occupée de Boujdour, feu Sidiya Moulay Brahim,
a été trouvé mort la semaine dernière dans sa voiture aux portes de
la ville, dans des circonstances "ambiguës", selon un communiqué de
la "Jeunesse de l’Intifada" de cette ville côtière, qui croit savoir
qu’il s’agit d’un acte de "représailles" contre ce Sahraoui,
militant pour l’indépendance de son pays.
La police locale
marocaine "n’a pas donné de nouvelles de la victime à sa famille
qu’après deux jours et après avoir transféré le cadavre à Casablanca
(Maroc) dans des circonstances douteuses", a indiqué le communiqué
parvenu à SPS.
Feu Sidiya Moulay
Brahim, marié et père de quatre filles, est âgé de 37 ans. Il est
fonctionnaire à la Mairie de Lemssayed (Boujdour).
Une femme
marocaine affilée aux services spéciaux marocains, aperçue en sa
compagnie par des témoins oculaires quelques heures seulement avant
sa mort, est présumée être la meurtrière, selon le communiqué,
ajoutant que "le maire de la ville de Lemssayed et des éléments des
services secret marocain sur place lui sont hostiles".
Pour la "Jeunesse
de l’Intifada", il s’agit là d’un "meurtre préméditée par les
services spéciaux marocains".
Plus d’une dizaine
de Sahraouis sont morts dans des circonstances similaires à
l’exemple de Hamdi Lembarki, mort sous la torture le 30 octobre 2005
à El Aaiun, Lekhlifi Abba Cheikh, assassiné par un militaire non
loin de son domicile le 3 décembre 2005, Rena Ould M'Barek Ould Ali
Ould Ladkhan tué le 2 février 2001 après plusieurs jours de tortures
et d'interrogatoires dans les locaux de la DST (Direction de la
Sécurité du Territoire) à Smara, Sidha Ould Abdelaziz Ould Lehbib,
mort sous la torture (Dakhla), et le lycéen Khatri Laaroussi,
assassiné le 3 janvier 2005 par un policier marocain à la ville de
Boujdour, à titre d’exemple. (SPS)
010/090/110 041514
OCT 07 SPS
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