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Genève, 25/09/2007 (SPS) La fondation France
libertés de Danielle Mitterrand à dénoncé, lundi au Palais des
Nations à Genève, "la persistance des violations massives et
systématiques des violations des droits de l’homme" au Sahara
Occidental.
"Au Sahara Occidental, la situation dramatique des
droits humains, déjà profondément mise à mal par les dures épreuves
des trente deux dernières années d’occupation marocaine, s’est
considérablement aggravée du fait de la persistance des violations
massives et systématiques des violations des droits de l’homme qui
ont affecté, au plus haut point , toutes les franges de la
population sahraouie", a souligné M. Daha Rahmouni au nom de France
libertés au cours du Débat thématique sur les situations des droits
de l’homme qui requièrent l’attention du Conseil, en marge des
travaux de la 6ème session du Conseil des droits de l’homme qui se
déroule à Genève du 10 au 28 septembre 2007.
"France libertés, Fondation Danielle Mitterrand
considère que le déni massif des droits de l’homme résultant de
l'agression et des conflits, aux conséquences si tragiques pour les
peuples requiert l’attention et l’engagement résolu du Conseil qui a
le devoir impérieux de défendre, d’encourager et de promouvoir le
respect des droits humains", a insisté l’orateur.
Pour France libertés, le bouclage du territoire
sahraoui par le Maroc, qui a rendu son accès quasiment impossible
aux médias, aux observateurs indépendants, aux délégations
parlementaires et aux représentants de la société civile, notamment
espagnole, est une pratique éhontée qui a abouti à des restrictions
à la liberté de mouvement et à la négation des droits économiques,
sociaux et culturels comme le droit au travail".
"Les autorités marocaines ne ménagent aucun effort
pour pousser les jeunes sahraouis, qui revendiquent régulièrement et
pacifiquement le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, à
l'immigration clandestine par le biais de filières mafieuses",
a-t-il ajouté.
"Des centaines de personnes ont été victimes
d'arrestations arbitraires. Un très grand nombre d'entre eux, dont
des prisonniers d'opinion, sont détenus sans inculpation ni jugement
ou condamnés à des peines d'emprisonnement à l'issue de procès
iniques.
La torture et les mauvais traitements de prisonniers
sont encore des pratiques courantes et les centaines de disparitions
forcées constituent des violations flagrantes du droit international
général et des conventions internationales ratifiées par le Maroc",
a déploré l’organisation que préside Mme Danielle Mitterrand.
L’orateur devait souligné que dans les prisons,
"souvent exigus insalubres, les forces de sécurité marocaines
n’hésitent pas, comme l’attestent de nombreux témoignages des
organisations des droits de l’Homme, à faire un usage généralisé et
systématique de la torture y compris contre des mineurs qui, comme
le jeune Lembarki, y ont trouvé la mort".
Il a enfin réclamé "la fin des violations physiques,
pratique exercée à grande échelle par les forces de sécurité
marocaines à l’encontre des activistes des droits de l’homme
sahraouis, la libération inconditionnelle et immédiate des dizaines
de prisonniers politiques sahraouis qui croupissent dans des
conditions inhumaines, notamment à la prison noire d’El Aaiun,
l’éclaircissement du sort des centaines de disparus dont les 15
jeunes disparus depuis décembre 2005 dans des conditions plus
qu’obscures, et enfin la création d’un mécanisme international de
suivi sur la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental".
(SPS)
010/090/100 251558 SEPT 07 SPS
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