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Genève (Palais des Nations), 25/09/2007 (SPS)
La Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique dénonce (WIFD
initiale en anglais) a dénoncé devant un panel en marge de la 6ème
session du Conseil des droits de l’homme à Genève, "la pratique
systématique de la torture et le nombre important de détenus
sahraouis qui souffrent de la surpopulation carcérale".
"La Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique
considère qu’au moment où la promotion des droits de l’homme et le
renforcement des libertés fondamentales connaissent une expansion et
un certain renforcement dont nous ne pouvons que nous féliciter, la
situation des droits de l’homme reste toujours critique au Sahara
Occidental, ce qu’illustrent la pratique systématique de la torture
et le nombre important de détenus sahraouis qui souffrent de la
surpopulation carcérale", a souligné M. Mohamed Meyara, activiste
sahraoui des droits humains et ancien prisonnier politique.
"Des centaines de détenus sahraouis, dont la grande
majorité est constituée de prisonniers politiques sont placés
arbitrairement à l’isolement et soumis à un traitement
particulièrement discriminatoire où bon nombre d’entre eux se
trouvent en détention sans inculpation, ni jugement aucun. Les
droits particuliers reconnus aux prisonniers politiques sont, au
Maroc, ignorés", a-t-il relevé.
"La quasi totalité des personnes arrêtées ne sont
jamais jugées ni condamnées et les personnes portées disparues sont
celles qui ont été arrêtées, au fil des années par les forces
d'occupation et dont la détention n'est pas reconnue par les
autorités marocaines. De nouveaux éléments laissent penser que
certains, voire de nombreux disparus seraient toujours en vie et
incarcérés dans les multiples centres secrets au Maroc", a indiqué
M. Meyara.
Il a en outre regretté que malgré les campagnes
orchestrées à grand frais par le Maroc pour faire croire au
changement et à une prétendue « ouverture démocratique », les
autorités marocaines "continuent de limiter considérablement le
mouvement des citoyens sahraouis et d’interdire toute activité
associative ou politique".
"Moi-même qui vous parle je représente, à El Aaiun,
capitale du Sahara Occidental occupé, le Comité sahraoui des
familles des martyrs dans les centres secrets au Maroc, une
association interdite d’activité qui regroupe en son sein des
dizaines de familles qui ne demandent rien d’autre que
l’établissement de la vérité sur le sort des centaines de disparus,
des certificats de décès pour ceux dont la mort est établie et la
remise de leurs dépouilles à leurs familles", a-t-il témoigné.
Pour M. Mayara, "il est nécessaire de publier, il
n’en est que temps, le rapport du Haut Commissariat des Nations
Unies suite à la visite effectuée dans la région en mai 2006 mais
aussi, il incombe à la Communauté internationale d'user de tous les
moyens de pression afin que le gouvernement marocain cesse de
réprimer les populations civiles sahraouies et respecte ses
engagements internationaux".
Une délégation des territoires occupés composée de
quatre défenseurs sahraouis des droits humains, Hmad Hammad, Larbi
Messaoud, Daha Rahmouni et Mohamed Meyara entame, depuis le 10
septembre courant, une tournée en Suisse pour sensibiliser l’opinion
sur les violations flagrantes des droits de l’homme commises dans
les territoires occupés du Sahara Occidental par le Maroc.
Les quatre défenseurs sahraouis des droits humains
prennent part actuellement aux travaux de la 6ème session du Conseil
des droits de l’homme qui se déroule à Genève du 10 au 28 septembre
2007.
Au programme toute une série d’activités, dont
notamment des interventions devant le Conseil, l’animation, au
Palais des nations, d’une conférence de presse, des panels et
plusieurs rencontres avec les organisations de défense des droits de
l’homme qui porteront sur les derniers développements de la
situation au Sahara Occidental, et tout particulièrement la
répression exercée par les forces d'occupation marocaines dans les
territoires occupés. (SPS)
010/090/100 251258 SEPT 07 SPS
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