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El Aaiun
(territoires occupés), 24/09/2007 (SPS) Le Collectif des défenseurs
sahraouis des droits humains (CODESA) et le Comité contre la torture
à la ville de Dakhla occupée ont dénoncé le transfert par la force
du prisonnier politique sahraoui, El Ouali Amidan de la Carcel negra
d’El Aaiun (Sahara Occidental) vers la prison de Taroudant (Maroc),
ont indiqué les deux ONG dans des communiqués parvenus à SPS.
Les deux ONG ont
condamné "énergiquement" l'enlèvement du prisonnier politique
sahraoui, Ouali Amidan, enlevé dans la nuit du vendredi à samedi par
les forces de répression marocaines depuis sa cellule à la Carcel
negra (prison noire d’El Aaiun où il menait une grève de la faim
depuis plus d’une semaine, réclamant son droit de poursuivre ses
études à l’intérieur de la prison.
La victime est
membre du Collectif des défenseurs des droits de l'Homme au Sahara
Occidental (CODESA), et ex prisonnier politique sahraoui, a été
arrêté en raison de ses activités de défense des droits humains au
Sahara Occidental et ses participations aux manifestations réclamant
le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
M. Amidan a été
enlevé et soumis aux différentes formes de tortures en octobre 2006
par les services de renseignements marocains et depuis lors, il
purge une peine de 5 ans.
Il avait été
arrêté auparavant en août 2005 parmi un groupe de prisonniers
politiques et condamné à un an de prison ferme avant d’être libéré
en mars 2006. Il avait mené une grève de la faim pendant 51 jours,
cette grève lui a coûté une opération chirurgicale au niveau des
intestins, rappelle-t-on.
Les deux ONGs
sahraouies ont qualifié cet acte "d'inhumain et dégradant" commis
par les forces de répression marocaines contre les civils sahraouis,
notamment les activistes sahraouis des droits humains, a ajouté le
texte.
Elles ont en outre
appelé à la libération "immédiate et sans conditions" des activistes
et prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les
prisons marocaines.
Les deux
organisations ont enfin, lacé un appel "pressant" en direction des
organisations internationales de défense des droits de l'Homme, afin
d'intervenir auprès du Maroc pour mettre un terme aux violations
"flagrantes des droits humains et des libertés" dans les territoires
occupés du Sahara Occidental.
Pour sa part, le
Comité sahraoui pour le référendum au Sahara Occidental (CSRSO) a
dénoncé l'enlèvement de cet activiste sahraoui des droits humains et
a appelé à la libération "prompte" des prisonniers politiques et
défenseurs sahraouis des droits humains qui se trouvent dans une
situation "critique" dans les prisons marocaines. (SPS)
020/090/110 241215
SEPT 07 SPS
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