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PARIS, 17/09/2007 (SPS) Le parti marocain "La
Voie Démocratique" (Annahdj Addimocrati) a réaffirmé dimanche à
Paris son soutien à l’autodétermination du Sahara occidental,
soulignant s’en tenir sur cette question au "seul verdict du peuple
sahraoui. La Voie Démocratique appuie
l’autodétermination du peuple sahraoui, selon un référendum libre,
et selon le droit international", a déclaré le représentant en
France de ce parti marocain, Said Zgouti, qui participait à la
traditionnelle "Fête de l’Humanité", cité par l’APS.
"Nous avons suivi les négociations entre le Front
Polisario et les autorités marocaines, mais nous estimons que ce
n’est pas le moment de faire des préalables car le peuple sahraoui
doit s’exprimer librement sur son propre destin", a ajouté M. Zgouti,
membre du Comité national de ce parti.
Il a indiqué avoir "grand espoir" que ces
négociations puissent aboutir à une plate-forme "acceptable par le
peuple sahraoui", mais a déploré le fait que "pendant que l’ONU
encadre ces négociations, le Maroc poursuit son approche répressive"
contre la lutte pacifique du peuple sahraoui.
La répression "n’est pas la bonne solution",
a-t-il dit. "La seule solution est la mise en place d’un référendum
par lequel les sahraouis pourront s’exprimer librement", a-t-il
martelé, soulignant s’en tenir "au seul verdict du peuple sahraoui".
M. Zgouti, et le responsable des relations
extérieures de ce parti marocain, M. Abdelmoumen Chbari, venu de
Casablanca pour représenter "la Voie Démocratique" à la
traditionnelle fête organisée par le journal français "L’Humanité",
avaient participé samedi soir à un débat sur la situation au Sahara
occidental.
"Sahara Occidental : Situation dans les
territoires occupés par le Maroc, droits de l’Homme,
Autodétermination" a été le thème central de ce débat auquel ont
participé des juristes et des défenseurs des droits humains français
et sahraouis, dont l’avocate France Weyl, qui a assisté à de
nombreux procès de militants sahraouis dans les territoires occupés.
De nombreux témoignages sur cette répression ont
été rapporté par différents militants associatifs, dont ceux des
Amis de la RASD (AA-RASD), du Comité pour le respect des libertés et
des droits humains au Sahara occidental (CORELSO), des Familles des
Prisonniers et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA), et des Travailleurs
Sahraouis en France (ATSF).
L’Association française d’amitié et de solidarité
avec les peuples d’Afrique (AFASPA), dont le dernier numéro de sa
revue "Aujourd’hui l’Afrique" titre "En Afrique et en France, nouer
des résistances au grand retour du colonial", a également participé
à ce débat qui s’est déroulé au stand "Sahara Libre". (SPS)
010/090/700 170925 SEPT 07 SPS |