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El Aaiun
(territoires occupés), 12/09/2007 (SPS) Le Collectif des défenseurs
sahraouis des droits humains (CODESA) a dénoncé mercredi
l’interdiction de visite aux familles des prisonniers politiques
sahraouis, de la part des autorités pénitentiaires de la Carcel
negra, a indiqué un communiqué parvenu à SPS.
Le CODESA a
également exprimé sa solidarité avec les prisonniers politiques à la
Carcel negra, notamment Boutabaa Mohamed, El Boussati Abdallahi et
Sah Nafii, qui mènent une grève de la faim illimitée depuis lundi,
en protestation aux mauvais traitements de la part de
l’administration de cette prison qui les privent de la visite de
leur familles, a précisé le communiqué.
Les 3 prisonniers
en grève de la faim à la Carcel negra ont été arrêté en raison de
leur participation aux manifestations pacifiques qui réclament le
droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance,
alors qu’ils se trouvent dans une aile destinée aux prisonniers de
droits communs, a ajouté le CODESA.
L’ONG sahraouie a
lancé un appel aux autorités coloniales marocaines à répondre
"rapidement" aux revendications des prisonniers politiques sahraouis
et à arrêter les intimidations à leur encontre, condamnant les
pratiques inhumaines dont ils font l’objet durant les visites de la
part des fonctionnaires de la Carcel negra.
Elle a en outre
appelé à la libération "immédiate et inconditionnelle" des
prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent encore dans les
prisons marocaines.
Par ailleurs trois
autres prisonniers politiques sahraouis écroués à la Carcel negra
ont été privés de la visite de leurs parents, il s’agit de : Ahmed
Bourkouh, Mouloud Bourkouh et Mohamed Lehbib El Ghasmi, alors que
Bechri ben Taleb souffre toujours des différentes maladies dans une
indifférence totale des autorités pénitentiaires, a déploré la même
source.
D’autre part, les
autorités coloniales à la ville de Dakhla ont procédé au renvoi
abusif de l’étudiant sahraoui, Echraf Oulad Cheikh, pour avoir
scandé des slogans en faveur du Front Polisario et appelant à
permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à
l’autodétermination.
Me père de la
victime a dénoncé cet "acte criminel", appelant les organisations
internationales des droits humains et les personnes éprises de paix
et de justice, à intervenir en toute urgence pour garantir la
protection des enfants, ainsi que des civils sahraouis sans défense
de la machine répressive marocaine. (SPS)
020/090/110
121445 SEPT 07 SPS
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