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El Aaiun
(territoires occupés), 26/08/2007 (SPS) Les prisonniers politiques
incarcérés à la Carcel negra (prison noire) ont appelé le président
du Conseil de sécurité, Pascal Jayama, à "intervenir en toute
urgence, afin d’amener le Maroc à arrêter ses provocations visant à
impliquer les citoyens sahraouis dans des élections marocaine, qui
ne les intéressent pas".
"Nous vous
appelons, Monsieur le président du Conseil de sécurité de l’ONU à
prendre les mesures nécessaires pour exiger du Maroc le respect de
ses engagement pris devant la communauté internationale, des
résolutions onusiennes et d'étendre les pouvoirs de la MINURSO pour
qu'elle protège les citoyens sahraouis sans défense dans les
territoires sahraouis occupés", ont-ils écrit dans une lettre
parvenue à SPS.
Les prisonniers
politiques sahraouis ont également exprimé leur préoccupation face
aux violations flagrantes des droits humains érigées en système
contre les Sahraouis dans les territoires occupés, au sud du Maroc
et dans les universités marocaines depuis le déclenchement de
l’Intifada de l’indépendance en mai 2005, a-t-on ajouté.
Les Sahraouis se
sont réjouis du contenu du rapport du Haut commissariat des droits
de l’Homme de l’ONU durant sa mission au Sahara Occidental en mai
2006, qui "réaffirme que les Sahraouis sont réprimés démesurément en
raison de leur activités pacifiques dans la défense du droit de leur
peuple à l’autodétermination", déplorant que ce rapport n’a pas été
rendu public et ses recommandations n’ont pas été respectées.
"Le silence de la
communauté internationale et son échec à intervenir pour mettre un
terme aux violations des droits humains au Sahara Occidental,
constituent un encouragement des autorités coloniales marocaines à
commettre plus de crimes, a ajouté le texte, estimant "que c’est une
humiliation de la Convention internationale des droits humains et de
la paix dans le monde".
Les prisonniers
politiques sahraouis ont également appelé
M. Jayama à
"prendre une position conforme à la Charte de l’ONU, loin des
pressions dictées par les intérêts des Etats dans la région, pour
faire respecter la légalité internationale" au Sahara Occidental.
Ils ont enfin
réaffirmé que "l’unique voie devant aboutir à une solution juste et
durable au Sahara Occidental, réside à permettre au peuple sahraoui
d’exercer librement et démocratiquement son droit à
l’autodétermination". (SPS)
020/090/110 261310
AOUT 07 SPS |