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El Aaiun
(territoires occupés), 25/08/2007 (SPS) Les autorités coloniales
marocaines à El Aaiun ont libéré vendredi le prisonnier politique
sahraoui, Abdessalama Loumadi, après avoir purgé une peine d’un an
de prison ferme à la Carcel negra d’El Aaiun, a rapporté
l’Association sahraouie des victimes des violations graves des
droits humains commises par l’Etat marocain (ASVDH).
M. Loumadi a été
agressé à sa sortie lors de sa réception par sa famille devant la
porte de la prison noire, "pour avoir soulever ses doigts en signe
de victoire", a précisé la même source.
Il avait été
condamné par la cour de deuxième degré d’El Aaiun à un an et demi le
20 mars dernier avant que cette peine ne soit a été réduite deux
mois plus tard, à un an de prison de ferme par la cour de d’appel de
la même ville, rappelle-t-on de même source.
De même, deux
jeunes sahraouis, Mohamed Hali et Hassanna Alia arrêtés depuis le 18
et 20 août courant, ont été libérés également le jour. Les deux
jeunes sahraouis ont affirmé avoir été détenu dans un endroit
inconnu, où ils ont subit différentes formes de torture durant la
période de leur détention dans des conditions inhumaines et des
interrogatoires musclés sur leurs activité et leurs relations avec
les défenseurs sahraouis des droits humains.
D’autre part, un
jeune sahraoui, Hassanna Douihi, arrêté mercredi dernier, a été
libéré le lendemain après avoir été sauvagement torturé et
maltraité. Il a affirmé que la police judicaire continue de
persécuter de surveiller sa maison jour et nuit, alors que la police
marocaine retient toujours sa voiture, selon l’ASVDH.
Par ailleurs,
l’étudiant sahraoui et détenu politique, incarcéré à la prison
locale de Salé (Maroc), Abdati Eddeya, continue de souffrir suite à
de nombreuses maladies résultant des conditions inhumaines de sa
détention et de la grève de la faim qu’il avait mené avec ses
camarades.
M. Abdati souffre
troubles psychiques et mentales, infection au niveau de son appareil
génitale et au niveau du gros intestin. Sa famille affirme
confronter de nombreux obstacles imposés par les autorités
marocaines au moment où leur enfant nécessite réellement leur
présence et une assistance spéciale, a ajouté la même source. (SPS)
020/090/110 251050
AOUT 07 SPS |