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RASD/AFRIQUE DU SUD/DROITS HUMAINS

"L’autodétermination: seule possibilité juridique et légale à même de résoudre des conflits de nature coloniale tel que celui du Sahara Occidental" (juriste espagnol)

Durban, 19/08/2007 (SPS) Le juriste espagnol et expert du conflit sahraoui marocain, Carlos Ruiz Miguel a affirmé que "l’autodétermination est la seule possibilité juridique et légale à même de résoudre des conflits de nature coloniale tel que celui du Sahara Occidental", a indiqué une source de l’ambassade sahraouie à Pretoria.  

Ce Professeur de droit constitutionnel qui intervenait lors du colloque organisé par l’Institut sud africain de résolution des conflits en Afrique (ACCORD) a démontré comment le conflit sahraoui marocain autour de la souveraineté sur Sahara Occidental " met le droit et la légalité internationaux et par conséquence l’ONU à l’épreuve".  

Le conflit du Sahara Occidental est de nature coloniale et par voie de conséquence il met en jeu un certain nombre de règles fondatrices des relations internationales et vitales par la paix dans le monde.  

"Les peuples colonisés doivent accéder à l’autodétermination par référendum libre, démocratique et régulier tel que stipule le droit international et cela demeure l’unique voie pour ce faire", affirme M. Miguel qui précise que ce même droit international "interdit l’usage de la force pour annexer des pays étrangers et c’est exactement cela que le Maroc a commis au Sahara Occidental ignorant ainsi les appels incessants du Conseil de sécurité en 1975".  

Ce droit, explique le juriste, comporte également dans ses dispositifs un point cardinal qui consiste à "respecter les frontières héritées de la colonisation et à ce propos le royaume marocain est l’un des rares pays dans le monde a avoir foulé au pays cette règle fondamentale et combien importante pour des relations pacifiées et de bon voisinage entre les nations".  

Le juriste espagnol a également mis en évidence une autre règle de droit que le Maroc n’a pas du tout respectée à savoir "l’obligation de préserver les richesses naturelles des pays non encore autonomes et pour lesquels le droit à l’autodétermination a été reconnu". 

A ce propos le plus invraisemblable est que le Maroc a pu "trouver des complices internationaux dont l’Union Européenne" pour partager le butin de guerre que constituent les richesses naturelles sahraouies.  

Le juriste espagnol a relevé aussi que "le Maroc se comporte au Sahara Occidental comme un pays conquis et comme seules les forces d’occupation étrangères peuvent le faire, il a transformé celui-ci en une grande prison et a interdit l’accès aux observateurs étrangers et à la presse internationale, pratiquant les pires violations des droits humains contre des civils sahraouis innocents et désarmés". 

M. Miguel a indiqué que "le Maroc a transgressé les traités internationaux interdisant l’usage des mines antipersonnel, érigeant un gigantesque mur militaire qui scinde le Sahara Occidental en deux parties et l’a entouré par d’interminables champs de mines: les ravages sont atroces.

Des civils sahraouis innocents sont quotidiennement tués ou bien irrémédiablement mutilés". 

L’expert espagnol a insisté sur le fait "qu’incontestablement" les dispositifs du droit international relatif à ce sujet stipulent que "les peuples colonisés ont parfaitement et légitimement le droit de se défendre y compris en utilisant les armes"  et que par voie de conséquence "si les sahraouis constatent que le règlement pacifique du conflit qui les oppose au Maroc est impossible et décident de reprendre la lutte armée, ils seraient alors en parfaite adéquation avec le droit et la légalité internationaux".  

S’agissant d’une perspective de solution pacifique qui découlerait des négociations directes déjà commencées entre le Front le Polisario et le Maroc, M. Miguel a estimé que " la vision du Maroc qui consiste à octroyer au Sahara Occidental l’autonomie dans le cadre de sa souveraineté nationale est contraire au droit international car unilatéral et peut être qualifier de tout ce qu’on veut sauf d’autodétermination".  

"Mettre les électeurs sahraouis devant un seul et unique choix revient à dire qu’ils n’ont pas, en réalité, le droit de choisir", a-t-il déploré. (SPS) 

020/090/000 191800 AOUT 07 SPS        

 

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