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Boumerdès,
13/08/2007 (SPS) L'ambassadeur de la République arabe sahraouie
démocratique (RASD) en Algérie, Mohamed Yeslem Beissat, a estimé
dimanche à Boumerdès qu’il est ''prématuré de porter un jugement sur
les négociations en cours entre le Maroc et le Polisario, car le
processus n’est qu’à son début''.
S’exprimant lors
d’une conférence organisée à l'occasion de la 19e édition de
l’université d’été de l'Union nationale des étudiants algériens (UNEA)
à l'université de Boumerdès, le diplomate sahraoui a qualifié ces
négociations, dont le second round s’est achevé samedi à Manhasset,
près de New York, d’un ''nouveau pas franchi dans un parcours long
et complexe'' mais qui a permis, a-t-il ajouté, ''d’instaurer un
débat entre les deux parties''.
Ce débat est
susceptible, selon lui, de déboucher ''sur la satisfaction de la
revendication sahraouie d’autodétermination'', mais il n'a pas
exclu, cependant, ''le droit du recours à la guerre'' au cas où ces
négociations déboucheraient sur une impasse.
Il a indiqué que
le troisième round de ces négociations aura lieu au mois décembre
prochain. Revenant sur ces négociations, M. Beissat rappellera que
celles-ci ont été convenues, pour leur déroulement, de concert entre
la partie sahraouie et le Maroc, sous les auspices de l’Organisation
des Nations unies, pour trouver une solution juste et définitive à
ce conflit selon le principe de l'autodétermination, par un
référendum, du peuple sahraoui.
Le diplomate
sahraoui a, par ailleurs, relevé que le nombre de détenus politiques
sahraouis arrêtés par les autorités d'occupation marocaines est
passé de 37 à 67 personnes entre les deux rounds de négociation.
Par ailleurs, il a
tenu souligner que les Sahraouis rejettent la proposition de la
''paix des braves'' formulée par le souverain marocain. (SPS)
020/090/700 131020
AOUT 07 SPS
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