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New York,
13/08/2007 (SPS) Le deuxième round des négociations entre le Front
Polisario et le Maroc, organisé les 10 et 11 août, à Manhasset, dans
la proche banlieue de New York, sous les auspices des Nations Unies,
est qualifié de "round utile" par la délégation sahraouie qui
relève toutefois qu'il était "tendu" du fait du "manque de souplesse
et de flexibilité" de la part des Marocains qui "restent
intransigeants à ne vouloir imposer que leur ligne politique".
Pour des
observateurs à New York, si les Marocains "continuent à s'enfermer
dans une position faite d'intransigeance et d'absence de marge de
manœuvre sans doute dictée par des échéances politiques internes,
cette attitude freine même les efforts des Nations unies dans la
recherche de voies dans le processus de négociations".
Il reste néanmoins
que, comme le constate le facilitateur onusien, M. Peter Van Walsum,
dans le communiqué publié à l'issue de la réunion, que les deux
jours de négociations "marquent une avancée" en sortant du seul
cadre de la discussion des deux initiatives proposées en avril
dernier au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon.
"Je suis heureux
que nous ayons pu mener des négociations de fond au cours desquelles
les parties ont interagi l'une avec l'autre et ont exprimé leurs
vues", a-t-il indiqué, soulignant qu'un débat a eu lieu sur la mise
en oeuvre de la résolution 1754 du Conseil de sécurité appelant à
des négociations de bonne foi et sans conditions préalables pour
l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental.
Les mêmes
observateurs à New York font remarquer que ce "round utile" a fait
avancer le processus de négociations en mettant sur la table un
certain nombre de questions de confiance et en procédant à l'étude,
par les experts onusiens, des thèmes sur les questions des
ressources naturelles et de l'administration locale.
"C'est là un fait
positif et constructif que cette tentative d'engager des
négociations de substance sans être bloqué par l'une ou l'autre des
positions des parties en conflit", souligne un diplomate au fait du
dossier, pour qui "les problèmes sérieux sont mis sur la table des
négociations" pour les aborder aux prochains rounds.
Le deuxième round
des négociations, qui s'inscrit en droite ligne des premiers
pourparlers, les 18 et 19 juin dernier, a l'avantage d'identifier
les parties en conflit, que sont le Front Polisario et le royaume du
Maroc, de privilégier le principe de négociations directes sous
l'égide des Nations unies et d'inscrire les négociations dans le
cadre défini par l'ONU.
Les négociations
de Manhasset II ont donc regroupé les délégués sahraouis et
marocains pour discuter de l'avenir du Sahara Occidental
conformément à la résolution 1754 du 30 avril adoptée par le Conseil
de sécurité.
Elles consacrent
le principe de consultations directes et assurent de la poursuite du
processus de recherche d'une solution politique mutuellement
acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara
Occidental.
Ces négociations
ont impliqué les seules délégations sahraouie et marocaine, qui ont
travaillé vendredi et samedi en séances restreintes et à huis clos.
Des représentants
de l'Algérie et de la Mauritanie, en leur qualité de pays voisins et
d'observateurs invités par l'ONU étaient également présents aux
séances d'ouverture et de clôture et ont été consultés séparément
pendant les pourparlers sur des questions les intéressant.
Le communiqué de
l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara
Occidental, publié à l'issue des travaux du second round mentionne
que "les parties reconnaissent que le statu-quo actuel est
inacceptable et elles se sont engagées à poursuivre ces négociations
de bonne foi".
Si le premier
round a été plus une prise de contacts entre les deux délégations en
conflit, la rencontre des 10 et 11 août marque le lancement du
processus de négociations que d'aucuns disent qu'il sera long et
laborieux, même si les parties prenantes montrent une disponibilité
à poursuivre les pourparlers.
En attendant la
reprise des négociations, probablement avant la fin de l'année, le
Conseil de sécurité sera destinataire avant la fin octobre du
rapport semestriel du secrétaire général sur la situation au Sahara
Occidental dans lequel seront évoqués les résultats obtenus dans la
négociation maroco-sahraouie.
A cette même date
devra être reconduit pour dix autres mois le mandat de la Minurso.
(SPS)
020/090/700 131105
AOUT 07 SPS
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