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RASD/MAROC/ONU

Poursuite samedi à New York des négociations maroco-sahraouies

New York (ONU), 11/08/2007 (SPS) Les nouvelles négociations entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc sur la question du Sahara Occidental, ouvertes vendredi  à Manhasset, dans la proche banlieue de New York, se poursuivront samedi, a-t-on appris de sources sahraouies. 

Ces négociations, après celles lancées les 18 et 19 juin dernier, mettent en contact directs les deux parties en conflit que sont le Front Polisario et le Maroc pour rechercher, sous les auspices des Nations unies, une solution à l'occupation marocaine du Sahara Occidental et donner l'opportunité à travers un referendum d'autodétermination, au peuple sahraoui, de choisir son avenir. 

''C'est dans la direction du respect du droit du peuple Sahraoui à l'autodétermination, conformément à la légalité internationale et aux résolutions pertinentes des Nations Unies, notamment la résolution 1754, que la délégation sahraouie aux seconds pourparlers de Manhasset appuie les trois options : indépendance, autonomie ou intégration pour débloquer la situation et mettre un terme au fait colonial que tente d'imposer Rabat'', déclare un délégué sahraoui contacté par l'APS au terme des consultations de la première journée.

Intervenant au nom du Secrétaire général de l'ONU, son Envoyé personnel pour le Sahara Occidental, Van Walsum a insisté sur des ''négociations constructives'' ''de bonne foi'' qui respectent les dispositions de la dernière résolution du Conseil de sécurité qui donne un crédit identique aux propositions faites en avril dernier par les deux parties au Secrétaire général. 

En effet, le Secrétaire général, rappelle-t-on, avait reçu, le 10 avril dernier du représentant du Front Polisario à New York, Ahmed BOUKHARI (membre de la délégation des négociateurs sahraouis) la ''proposition du Front Polisario pour une solution politique mutuellement acceptable qui prévoit l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental''.  

Cette proposition sahraouie, au-delà de la réaffirmation du respect de la légalité internationale et du principe de l'organisation d'un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU proposait à discussion à la partie marocaine, un certain nombre de thèmes et de questions pouvant intéresser le devenir du territoire sahraoui. 

Le 11 avril, la partie marocaine transmettait à Ban Ki-Moon une ''initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara'' sous souveraineté marocaine, ce que rejette des lors la partie sahraouie la qualifiant de proposition unilatérale recherchant à asseoir le fait colonial et constituant un préalable qui ne peut servir de base pour le dialogue, la négociation et le compromis. 

Ces textes ont fait l'objet d'une présentation discussion lors des rencontres du premier round et sont approfondis à la rencontre du premier jour de la reprise des négociations. Au delà de présentation de ces deux initiatives , les deux délégations ont formulé leurs réserves sur l'un ou l'autre mais aussi avancé des contre-propositions alors que les facilitateurs onusiens, qui ont la lourde responsabilité de maintenir une bonne atmosphère, tentent d'engorger, Marocains et Sahraouis sur l'examen de thèmes spécifiques, comme par exemple les questions des réfugies, des prisonniers, les droit de l'homme, l'avenir politique et économique des territoires du Sahara Occidental. 

"C'es un processus long et laborieux. Il faut amener les deux délégations à ne pas simplement s'en tenir à des propositions de principe mais à envisager de mettre sur la table, pour peut-être les prochaines rencontres, des questions touchant directement au futur statut de Sahara Occidental", confiait vendredi à l'APS, un des responsable de Département politique des Nations Unies. 

Si le secrétaire général de l'ONU essaie de peser de tout son poids et de faire jouer son autorité pour donner une bonne direction du processus de négociations, qu'aucun des deux délégations ne veut prendre la responsabilité de mettre, pour le moment, en échec, il reste, dit-on au siège de l'ONU, à New York, aux Sahraouis et aux Marocains de décider seuls de l'avenir du Sahara Occidental  et de ses populations. 

Ayant donc le ferme soutien des Nations Unies et d'une partie de la Communauté internationale, plaidant pour la seul respect de la légalité internationale et de l'autodétermination du peuple sahraoui, les délégations marocaines et sahraouies semblent décidées à ne pas laisser s'échapper cette occasion en or de mettre fin à un conflit aux impacts négatifs innombrables non seulement pour les deux pays voisins et frères mais pour toute la région. 

''Le temps est venu pour trouver une solution'' au conflit du Sahara Occidental, avait affirmé le 18 juin dernier, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Lynn Pascoe. C'est la même volonté dont a fait état, vendredi, le facilitateur et médiateur onusien, Peter Van WalsuM, alors que les délégués sahraouis qui n'ont cesse de montrer la justesse de leurs revendications et de dénoncer l'intransigeance marocaine à vouloir perpétuer l'occupation coloniale, se disent prêts à respecter le libre choix du peuple Sahraoui. 

''Samedi, dit-on à Manhasset, sera un autre jour pour les Sahraouis et les Marocains''.(SPS) 

020/090/700 111050 AOUT 07 SPS         

 

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