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New York
(ONU), 10/08/2007 (SPS) Les négociations entre le Front Polisario et
le Royaume du Maroc, ouvertes vendredi, à Manhasset, près de New
York, se tiennent, pour deux jours, sous l'égide des Nations Unies
qui ont appelé les deux parties en conflit à négocier de bonne foi.
Ouvrant les
travaux du second round des négociations maroco-sahraouies, l'envoyé
personnel du secrétaire général pour le Sahara Occidental, Peter Van
Walsum a invité les deux délégations en négociations à maintenir la
bonne atmosphère qui a caractérisé le premier round, des 18 et 19
juin dernier et à œuvrer à une solution mutuellement acceptable à
même de répondre aux recommandations contenues dans la résolution
1754 du conseil de sécurité.
La résolution 1754
adoptée le 30 avril dernier par le conseil de sécurité invité le
Front Polisario et le Royaume du Maroc à engager des négociations de
bonne foi, sans conditions préalables, en tenant compte des
développements survenus ces derniers mois, en vue de parvenir à une
solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui
permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental.
Au cours de la
première journée, les deux parties sont intervenues, tour à tour, en
séance plénière, regroupant les quatre délégations (avec les
délégations invitées d'Algérie et de Mauritanie), pour exposer leur
position, points de vue et leurs propositions quant au règlement du
conflit du Sahara Occidental.
"Malheureusement,
explique à l'APS un membre de la délégation sahraouie, la délégation
marocaine continue à défendre mordicus son projet de plan
d'autonomie du Sahara Occidental sous souveraineté marocaine,
barrant tout chemin à la recherche d'une véritable solution
politique négociée, intégrant les options d'indépendance ou
d'intégration que l'on doit soumettre au peuple sahraoui pour
décider de son avenir".
Alors,
explique-t-on de source sahraouie que l'envoyé personnel de Ban Ki -
Moon pour le Sahara Occidental en sa qualité de facilitateur onusien
pour les négociations, appelle à des négociations de "bonne foi",
"sans conditions préalables" et "constructives", les marocains
persistent dans leur intransigeance à passer outre la légalité
internationale et à imposer leur diktat pour consacrer le fait
colonial au Sahara Occidental.
"Le peuple
sahraoui, fort de son droit à l'autodétermination, qui reste un
principe sacré et un fondement des Nations Unies, ne saurait
accepter un tel diktat ni renoncer au droit sacré à recouvrer son
indépendance", précise à l'APS, Brahim Ghali, membre de la
délégation sahraouie aux négociations de Manhasset, peu après la
reprise des discussions de la première journée.
Les négociations
directes entre le Front Polisario et le Maroc, se tiennent sous les
auspices du secrétaire général des Nations Unies, Ban KI - Moon, qui
ne cesse de multiplier ses appels à la résolution pacifique du
dernier territoire sous domination coloniale en Afrique mais aussi
au soutien de la communauté internationale pour consacrer le
rétablissement de la paix et de la stabilité au Maghreb.
Il est à rappeler
qu'en ouvrant les travaux du premier round des négociations
maroco-sahraouies, le secrétaire général adjoint de l'ONU en charge
des affaires politiques, Lynn B. Pascol, avait au nom de Ban KI -
Moon, réaffirmé la détermination de l'ONU à assister les deux
parties en conflit dans la recherche d'une solution politique qui
donne la possibilité au peuple du Sahara Occidental de choisir son
destin.
Il n'avait pas
manqué de mettre l'accent sur le fait que l'impasse au Sahara
Occidental est devenue "intolérable" et que le différend opposant le
Front Polisario et le Maroc doit déboucher sur une conclusion à
travers une solution mutuellement acceptable.
Dans le communiqué
de l'envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara
Occidental, sanctionnant le premier round, Van Walsum notait que les
négociations s'étaient déroulées comme le demandait le secrétaire
général.
Dans le rapport
présenté fin juin devant le conseil de sécurité sur l'état et les
progrès des négociations, Van Walsum relevait que "bien qu'elles
aient toutes deux (Front Polisario et Maroc) confirmé leur respect
du principe de l'autodétermination et accepté la résolution 1754
(2007) du conseil comme mandat pour les négociations, leurs
positions sont demeurées très éloignées en ce qui concerne la
définition de l'autodétermination".
Intervenant à la
séance inaugurale de ce vendredi, à Manhasset, le facilitateur
onusien Van Walsum, qui était accompagné de Julian Harston, envoyé
spécial pour le Sahara Occidental et coordinateur de la MINURSO, a
insisté sur la nécessité de ne pas confiner les négociations à des
remarques ou appréciations sur les deux propositions mais de les
approfondir en mettant sur la table des thèmes et questions liés au
devenir du territoire sahraoui.
De source proche
des négociations l'on indiquait vendredi soir que la délégation
sahraouie, défendant le principe d'autodétermination, plaide pour
que les trois options soient proposées au peuple sahraoui.
Avant le lancement
des travaux du second round des négociations, des consultations et
des discussions préliminaires ont été organisées mercredi et jeudi,
à New York, entre les quatre délégations et les dirigeants onusiens
impliqués dans le processus. Ces rencontres séparées ont surtout
porté sur la manière de conduire les négociations et l'agenda du
déroulement de cette consultation dont on annonce déjà, de source
onusienne, un prochain round qui devrait se tenir début octobre et
au plus tard en décembre 2007.
Ces consultations
préliminaires, dit-on, ont également permis de fixer la composition
des délégations faisant que les délégations marocaines revient à la
norme préalablement fixée par les Nations Unies, à savoir quatre
(04) délégués officiels et deux (02) experts-conseil. Pour les
délégations invitées, le nombre est fixé à trois.
Si le premier
round des négociations a donné l'occasion aux délégations marocaine
et sahraouie de présenter chacune sa proposition et d'engager un
début de discussion sur le contenu sur le contenu, pour le second
round, indiquent les milieux proches des facilitateurs onusiens, il
leur sera demander désormais d'engager des négociations autour de
questions et de thèmes ayant un intérêt direct avec l'objet de la
négociation et l'avenir du Sahara Occidental.
"Les facilitateurs
onusiens ne veulent pas voir se rééditer la première consultation de
juin. Ils veulent que les choses évoluent et que les deux parties en
conflit entrent dans le vif du sujet quitte à fixer d'autres
rendez-vous pour approfondir tel ou tel thème", explique-t-on de
même source.
Il est a rappelé
que la délégation marocaine est conduite par Chakib Benmoussa,
ministre de l'Intérieur, la délégation sahraouie est dirigée par
Mahfoud Ali Beiba, président du Parlement sahraoui tandis que les
délégations invitées sont menées par l'ambassadeur conseiller
Ramtane Lamamra pour l'Algérie et Sidi Mohamed Ould Boubacar, ancien
Premier ministre mauritanien. (SPS)
020/090/700
101930 AOUT 07 SPS
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