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Washington,
08/08/2007 (SPS) Plusieurs sénateurs et congressmen américains ont
adressé une lettre au président George W. Bush dans laquelle ils
réaffirment le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et
dénoncent, comme une violation du droit international, la tentative
de Rabat d’imposer comme seule solution au conflit une autonomie
sous souveraineté marocaine.
Cette lettre
rendue publique lundi, à quelques jours du second round des
négociations entre le Maroc et le Front Polisario, les 10 et 11
août, à Manhasset, près de New York dont une copie a également été
transmise à la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, au conseiller
présidentiel pour la sécurité nationale, Stephen Hadley et à
l’ambassadeur, représentant des Etats-Unis à l’ONU, Zalmay Khalilzad.
Le document est
signé par de nombreux sénateurs, dont Edward M. Kennedy, président
de la Commission de la santé, de l’éducation et du travail, James M.
Inhofe, ancien président de la sous-commission Afrique et membre
influent de la commission des relations étrangères, Russel D.
Feingold, président de la sous-commission Afrique.
Plusieurs membres
de la Chambre des représentants (députés) ont également apporté leur
soutien à cette nouvelle adresse au président Bush l’appelant à user
de ses pouvoirs auprès des institutions et administrations
américaines pour respecter les fondements de la légalité
internationale et les résolutions onusiennes, appuyer la cause
sahraouie et plaider pour une solution respectant le droit
international, les dispositions pertinentes des Nations unies et le
libre choix du peuple du Sahara Occidental, confronté a une
occupation par la force par le Maroc.
"Nous exprimons
notre profonde préoccupation quant au conflit qui perdure au Sahara
Occidental", écrivent les parlementaires américains au président
Bush qui expriment également leur inquiétude des conséquences des
déclarations d’officiels de l’administration américaine apportant
leur soutien à "l’unilatéralisme et à l’intransigeance de Rabat", et
qui menacent de remettre en cause les efforts déployés de longue
date par les Etats-Unis et les Nations unies pour promouvoir un
processus d’autodétermination libre, juste et transparent dans cette
dernière colonie en Afrique.
"Nous vous
demandons de façon urgente de prendre les mesures à même d’amener
votre administration à respecter le droit du peuple sahraoui à
choisir librement son avenir politique et économique", soulignent
les sénateurs et congressmen américains.
"Récemment, le
royaume du Maroc a proposé un plan d’autonomie pour le Sahara
Occidental, plan qui, ni plus ni moins, empêche les Sahraouis de
participer au processus d’autodétermination", notent les
parlementaires américains, pour qui cette proposition repose sur de
pseudos fondements juridiques qui sont "inexacts".
Rappelant que
l’autodétermination constitue à la fois le fondement de la loi
internationale, le socle sur lequel repose la naissance même de la
nation américaine et le principe qui fonde même la Charte des
Nations unies et la défense des droits de l’homme, les congressmen
indiquent que l’ONU a, sans équivoque, exprimé à travers des
dizaines de résolutions, son soutien à l’autodétermination du peuple
sahraoui.
"Les Nations unies
ont toujours exprimé sans équivoque leur soutien au droit à
l’autodétermination. Elles ont soutenu que lorsque des territoires
en transition, comme le Sahara Occidental, sortent d’une occupation
coloniale, le peuple de ces territoires a le libre choix entre
l’indépendance, l’association ou l’intégration à un Etat
indépendant", lit-on dans la lettre adressée au locataire de la
Maison-Blanche.
A ce propos, les
congressmen rappellent que déjà en 1975, la Cour internationale de
justice avait réaffirmé le droit du peuple sahraoui à
l’autodétermination.
Cette position de
l’organisme juridique spécialisé de l’ONU sera suivie et soutenue
depuis par une douzaine de résolutions de l’ONU, dont la plus
récente, la 1754, du 30 avril 2007, conformément à laquelle sont
organisées les négociations des 18 et 19 juin dernier, sous l’égide
des Nations unies, et dont le second round doit se tenir les 10 et
11 août.
Abordant la
position américaine, exprimée par certains officiels, ces dernières
semaines, au Congrès, par David Welch, sous-secrétaire d’Etat en
charge des affaires du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord, les
parlementaires estiment que le soutien au plan marocain d’autonomie
ne peut que constituer un déni des principes, règles et positions
jusque-là défendus par l’ONU et des fondements mêmes sur lesquels
est bâtie la nation américaine.
"Il est
profondément troublant que le droit à l’autodétermination, comme
fondement principal sur lequel est bâti notre pays, puisse être
refusé à d’autres peuples, qu’ils soient riches ou pauvres, grands
ou petits, Timor-Est ou Sahara Occidental", plaident les
parlementaires. (SPS)
020/090/700 081130
AOUT 07 SPS
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