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El Aaiun
(territoires occupés), 29/07/2007 (SPS) L’Association sahraouie des
victimes des violations graves des droits humains commises par
l’Etat marocain (ASVDH) a lancé un appel "urgent" à la communauté
internationale et aux organisations internationales des droits de
l’homme pour la libération "immédiate" de son membre, Sadik Boullahi
arrêté vendredi à Goulimine (Sud du Maroc).
L’ASVDH appelle
également la communauté internationale et les organisations des
droits de l’homme de par le monde à faire pression sur l’Etat
marocain pour mettre fin aux poursuites, intimidations, harcèlement
et arrestations contre les membres l’association, a précisé l’ONG
sahraouie dans une lettre dont une copie est parvenue à SPS.
M. Boullahi qui se
trouvait au commissariat de la police à Guoulimine pour déposer une
déclaration de perte de ses papiers a été surpris par son
arrestation sous prétexte qu’il était recherché par la police, a
souligné le texte.
"Cette arrestation
vient pour renforcer la politique de resserrement que pratique
l’Etat marocain contre l’ASVDH, alors que plusieurs membres de
l’association sont emprisonnés dans la prison noire à El Aaiun pour
de fausses charges", a ajouté la même source, déplorant que
"l’association n’arrive toujours pas à travailler conformément à la
loi en vigueur en raison de la persistance des autorités marocaines
à lui refuser le droit d’être enregistrée".
Auparavant les
autorités marocaines avaient arrêté à la frontière mauritanienne le
président du comité local de l’ASVDH à Boujodour, Mohamed Tahlil,
dans le cadre d’une campagne de recherche contre des membres de
l’association, rappelle-t-on.
M. Sadik né en
1958 et père de deux enfants, membre du bureau exécutif de l’ASVDH,
et rescapé du bagne secret Kalaat M’Gounat où il a passé 10 ans en
compagnie du SG de l’association, Brahim Sabbar.
Il s’est engagé à
défendre les droits de l’homme et dévoiler la vérité sur les crimes
contre l’humanité que l’Etat Marocain commis au Sahara Occidental,
depuis sa libération en 1991. M. Sadik est l’un de premiers
fondateurs du mouvement des droits humains dans les territoires sous
l’administration du Maroc, qui a fait ses premiers pas en 1994,
rappelle-t-on. (SPS)
020/090/110 291145
JUL 07 SPS |