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La candidature d’Aminetou Haidar a été présentée par
l’organisation autrichienne "Volkshilfe Ostseriech ", membre de
Solidar, une alliance internationale de nombreuses ONG impliquées
dans l'action sociale, la coopération internationale, l'aide
humanitaire et l'éducation permanente, historiquement liées au
mouvement syndical et aux forces progressistes de par le monde.
Son prix, le Silver Rose Award, récompense chaque
année des organisations et des personnalités qui se sont distinguées
dans la lutte pour la défense des droits de l’homme et pour la
justice sociale et le dialogue interculturel.
Le prix Silver Rose Award sera remis le 16 octobre
prochain au Parlement européen où déjà des députés convaincus de la
juste et légitime autodétermination du peuple sahraoui avaient
inscrit la militante sahraouie sur la liste des nominés pour le prix
Sakharov des droits de l’homme, selon Solidar, basée à Bruxelles.
Du fait de son combat pour la défense des droits
humains au Sahara Occidental et pour l’autodétermination du peuple
sahraoui, la militante Aminetou Haidar, a reçu de nombreux prix
internationaux dont en 2006 le prix espagnol "Juan Maria Bandres",
et le prix "Freedom award" aux Etats-Unis.
Aminetou Ali Ahmed Haidar est née en 1967 à El
Aaiun où elle a fait ses études primaires et secondaires et obtenu
un baccalauréat en littérature moderne. Mère de deux enfants, Hayat
et Mohammed, Mme Haidar est convaincue que la question sahraouie "
ne se pose qu’en termes de décolonisation", ainsi qu’elle le
soutient dans ses nombreuses tournées dans le monde.
Arrêtée la première fois en 1987 pour avoir
participé à une manifestation pacifique contre l’occupation du
Sahara Occidental, elle sera détenue durant quatre années dans des
prisons marocaines.
Après sa libération en 1991, elle a continué sa
lutte contre les violations des droits humains dans les territoires
occupés du Sahara occidental puis a été de nouveau arrêtée à
plusieurs reprises pour ses activités pacifiques de défense des
droits humains.
Aminetou Haidar a été libérée le 17 janvier 2006
de la Carcel negra (la prison noire) d’El Aaiun après y avoir été
détenue durant sept mois.
Devenue "un des symboles" de la lutte du peuple
sahraoui pour son droit à l'autodétermination et à l'indépendance,
elle est soutenue par plusieurs organisations, notamment Amnesty
International, Human Rights Watch, l’Organisation mondiale contre la
Torture et le Comité espagnol d’aide aux réfugiés. (SPS)
010/090/000 262059 JUL 07 SPS |