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El Aaiun
(territoires occupés), 23/07/2007 (SPS) Les autorités coloniales
marocaines ont procédé samedi au transfert de l’ex prisonnier
politique sahraoui, président du Comité local de la section de
l’Association sahraouie des victimes des violations graves des
droits humains commises par l’Etat marocain (ASVDH) à Boujdour,
Mohamed Tahlil, vers la Carcel negra (prison noire) d’El Aaiun,
après avoir passé une semaine en garde à vue à la ville de Dakhla
occupée.
M. Tahlil, avait
été arrêté lundi dernier, au poste de contrôle situé sur la
frontière mauritanienne avec le Sahara Occidental, alors qu’il
revenait de la Mauritanie et conduit au poste de la police marocaine
à Dakhla, après avoir été tabassé et menotté devant le public "sans
aucun délit", a indiqué l’ Association sahraouie des victimes des
violations graves des droits humains commises par l’Etat marocain (ASVDH).
L’ASVDH avait en
outre dénoncé "vivement" cette arrestation arbitraire, revendiquant
la libération immédiate de Tahhlil, estimant que "cette détention
illégale et une atteinte au droit de ce dernier au déplacement, sur
la base de ses positions politiques et son activité en tant que
défenseur des droits humains".
M. Tahlil avait
été arrêté le 17 avril 2007, à un point de contrôle, à l’entrée de
la ville d’El Aaiun, par un groupe d’agent de police marocain, dont
les tortionnaires, Aziz Touhima, et Elkamouri (officiers de la
police judicaire) avant de l’expulser le jour suivant de la même
ville.
Il avait été
condamné en août 2005 à 3 ans de prison ferme, une peine confirmée
en appel le 25 janvier 2006, avant d’être libéré 3 mois plus tard.
Une semaine après sa libération, il a également été détenu, torturé
et abandonné en plein désert, à 50 kms de la ville de Boujdour.
Le 11 août 2006,
les autorités marocaines, à Boujdour, avaient refusé de lui octroyer
son passeport. Le 11 octobre 2006, Tahlil a été retenu et interrogé
durant 4 heures à la frontière mauritanienne lors de son retour de
Nouadhibou, puis arrêté une deuxième fois à 40 km de Dakhla. Il a
été retenu au commissariat de police durant 24 heures, insulté et
battu. Ses affaires personnelles, inclus un téléphone portable et
2000 dirhams ont été confisqués, rappelle-t-on. (SPS)
020/090/110 231125 JUL 07 SPS |