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Dakhla
(territoires occupés), 19/07/2007 (SPS) Les autorités marocaines,
ont arrêté, lundi dernier, Mohamed Tahlil, ex-détenu politique et
membre du Comité locale de l’ASVDH à Boujdour, au poste de contrôle
situé sur la frontière mauritanienne avec le Sahara Occidental, a
rapporté l’ Association sahraouie des victimes des violations graves
des droits humains commises par l’Etat marocain (ASVDH).
M. Tahlil qui
était de retour de la Mauritanie, a été conduit au poste de police à
Dakhla, après avoir été tabassé et menotté devant le public "sans
aucun délit", a précisé la même source.
L’ASVDH a dénoncé
"vivement" cette arrestation arbitraire, revendiquant la libération
immédiate de Tahhlil, estimant que "cette détention illégale et une
atteinte au droit de ce dernier au déplacement, sur la base de ces
positions politiques et son activité en tant que défenseur des
droits humains".
M. Tahlil avait
été arrêté le 17 avril 2007, à un point de contrôle, à l’entrée de
la ville d’El Aaiun, par un groupe d’agent de police marocain, dont
les tortionnaires, Aziz Touhima, et Elkamouri (officiers de la
police judicaire) avant de l’expulser le jour suivant de la même
ville.
Il avait été
condamné en août 2005 à 3 ans de prison ferme, une peine confirmée
en appel le 25 janvier 2006, avant d’être libéré 3 mois plus tard.
Une semaine après sa libération, il a également été détenu, torturé
et abandonné en plein désert, à 50 kms de la ville de Boujdour.
Le 11 août 2006,
les autorités marocaines, à Boujdour, avaient refusé de lui octroyer
son passeport. Le 11 octobre 2006, Tahlil a été retenu et interrogé
durant 4 heures à la frontière mauritanienne lors de son retour de
Nouadhibou, puis arrêté une deuxième fois à 40 km de Dakhla. Il a
été retenu au commissariat de police durant 24 heures, insulté et
battu. Ses affaires personnelles, inclus un téléphone portable et
2000 dirhams ont été confisqués, rappelle-t-on.
Par ailleurs, la
citoyenne sahraouie, Mme Aghleina Ment Barhah arrêtée, lundi
dernier, depuis de son domicile situé au quartier Linaache, à
El-Aaiun, a été libérée, mercredi, après avoir passé plus de 40
heures sous détention au centre de la police judiciaire.
En outre, les
détenus politiques sahraouis, Ahmed Mohamed Ahmed Barkouh, Mouloud
Mohamed Ahmed Barkuh et Khellihenna Cheikh Ali Dleimi, arrêtés à
Smara, le 26 juin dernier, ont comparu, mercredi devant la cour de
première instance à El Aaiun, qui a reporté leur jugement au 05
septembre prochain. (SPS)
020/090/110 191125
JUL 07 SPS |