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New York
(ONU), 19/06/2007 (SPS) Les nouvelles négociations entre le Front
Polisario et le Royaume du Maroc, qui ont débuté lundi en fin de
matinée, dans la proche banlieue de New York, ''marquent une
nouvelle phase dans la recherche d'une solution'' au conflit du
Sahara occidental, a déclaré le secrétaire général adjoint des
Nations unies aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe dans son
allocution d'ouverture.
Intervenant au nom
du secrétaire général de l'ONU, Pascoe a invité les deux parties en
conflit, le Maroc et le Front Polisario à des négociations de
''bonne foi" et dans un climat serein tout en réaffirmant la
détermination des Nations unies à les assister dans leurs
discussions pour une solution politique au conflit du Sahara
occidental, a précisé lundi la porte-parole onusienne, Michele
Montas.
Le secrétaire
général adjoint aux affaires politiques a mis l'accent sur le fait
que l'impasse de la situation au Sahara Occidental est devenue
''intolérable'' et que le différend opposant le Maroc et le Front
Polisario doit ''déboucher sur une conclusion à travers une solution
mutuellement acceptable ''qui puisse permettre au peuple du Sahara
Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination, a encore
précisé Michele Montas lors de son point de presse au siège de l'ONU
à New York, citant M. Pascoe.
"Le secrétaire
général (de l'ONU), le Conseil de sécurité et bien évidemment
l'ensemble de la communauté internationale sont très intéressés par
l'évènement qui se tient aujourd'hui'', a estimé l'émissaire de Ban
Ki Moon à l'adresse des délégations présentes au premier round des
négociations à Manhasset.
"Le temps est venu
pour trouver une solution'' au conflit du Sahara Occidental a
affirmé le secrétaire général adjoint aux affaires politiques
souhaitant ''bonne chance'' aux négociateurs sahraouis et marocains,
soulignant l'entière disponibilité de l'Organisation internationale
à apporter son soutien au processus de négociations ''quelle que
soit la voie choisie".
Après les travaux
en plénière marqués surtout par la déclaration de B. Lynn Pascoe et
de courtes interventions des chefs de délégations du Maroc et du
Front Polisario, les négociateurs des deux parties en conflit ont
poursuivi leurs discussions en séance restreinte à huis clos en
présence de l'Envoyé personnel du secrétaire général pour le Sahara
Occidental, Peter Van Walsum en qualité de ''facilitateur'' ou de
"médiateur'', explique-t-on à l'ONU.
Les négociations
qui se tiennent à huis clos et devraient se poursuivre mardi,
mettent en présence la délégation marocaine conduite par Chakib
Benmoussa, ministre de l'Intérieur et celle du Front Polisario
présidée par Mahfoud Ali Beiba, président du Parlement sahraoui.
Sont invitées à ces négociations en leur qualité de pays voisins et
d'observateurs l'Algérie et la Mauritanie, rappelle-t-on.
La délégation
algérienne est conduite par le secrétaire général du MAE
l'ambassadeur Ramtane Lamamra et celle de la Mauritanie par Sidi
Mohamed Ould Boubacar, ancien premier ministre de la transition.
Les délégations
algérienne et mauritanienne ne prennent pas part aux négociations
directes maroco-sahraouies et sont seulement consultées pour des
questions pouvant les concerner, comme stipulé dans le dernier
rapport du secrétaire général concernant la situation au Sahara
occidental soumis le 13 avril dernier au Conseil de sécurité.
A la suite de ce
rapport, le Conseil de sécurité a adopté le 30 avril une résolution,
la 1754, réaffirmant le droit du peuple sahraoui à
l'autodétermination et appelant à des négociations directes sans
conditions préalables afin de parvenir à une solution juste, durable
et mutuellement acceptable.
Les négociations
des 18 et 19 juin à Manhasset se tiennent sous les auspices des
Nations unies conformément aux recommandations de la résolution
1754.
De source
onusienne l'on indique lundi qu'il y a beaucoup d'espoir que ces
négociations maroco-sahraouies ''marquent une nouvelle étape'' dans
la recherche d'une solution définitive au conflit du Sahara
Occidental, une solution qui puisse garantir le libre choix de son
destin au peuple sahraoui, écarter toute menace de déstabilisation
régionale et favoriser la construction d'un Maghreb unifié et
solidaire.
"Tout échec de ces
négociations, dans lesquelles la communauté internationale place de
grands espoirs, sera une impasse politique lourde de conséquences
pour les parties en conflit mais aussi pour le Maghreb et
l'Afrique'', a confié un responsable onusien, affirmant que toutes
les parties impliquées et concernées ont conscience de la
sensibilité de cette question et marquent leur volonté de dépasser
le statu quo''. (SPS)
020/090/700 190945
Jun 07 SPS |