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Paris,
18/06/2007 (SPS) Le membre de la direction du Front Polisario et
ministre délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati, souligne que "c’est
au peuple sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son avenir",
alors que le Front Polisario et le Maroc entament ce lundi des
négociations directes à New York.
M. Sidati estime,
dans un entretien au quotidien français "Le Monde" daté de mardi,
que les négociations de New York sont "tout d'abord la remise sur
les rails du processus de paix, bloqué toutes ces dernières années.
C'est l'occasion de sortir de l'impasse, et il le faut d'autant plus
que celle-ci est porteuse de dérapages dangereux".
"Sur le terrain,
on assiste à un véritable soulèvement, pacifique et quotidien de la
population dans les territoires occupés par le Maroc. Or Rabat
recourt à une répression grandissante pour étouffer ce mouvement",
dénonce-t-il.
Interrogé sur
"l’autonomie" proposée par le Maroc, M. Sidati insiste sur le fait
que ce "plan est nul et non avenu". "Il est inacceptable car il part
du postulat suivant : +le Sahara est marocain, je lui accorde
l'autonomie+".
"Or le Sahara
n'est pas marocain au regard du droit international, et c'est au
peuple sahraoui, et à lui seul, de se prononcer sur son avenir.
Rabat tente une fois encore de faire légitimer par la communauté
internationale une occupation illégale", dit-il.
Il ajoute que pour
"négocier, il faut être deux", affirmant que "les Sahraouis ont déjà
consenti d'énormes concessions en raison des blocages du Maroc,
notamment avec le +plan Baker+, lorsque les listes d'électeurs ont
été établies. Rabat a alors compris qu'il allait perdre ce
référendum".
Le membre de la
direction du Front Polisario indique, par ailleurs, que "le Corcas
(Conseil royal consultatif pour les affaires sahraouies) est une
invention du Maroc pour vendre son plan d'autonomie". "L'objectif
est clair : remettre en cause la représentativité du Front
Polisario.
Cette stratégie
échoue lamentablement. Ce n'est ni au Maroc, ni à nous, de faire la
+feuille de route+ de ces négociations de New York, mais aux Nations
unies.
L'ONU a appelé à
des négociations directes, en gardant comme base le principe de
l'autodétermination. Le plan marocain ne constitue donc en aucune
façon le socle de ces pourparlers", insiste-t-il.
"Sans vouloir
préjuger de ces négociations, je ne vois pas de signes encourageants
de la part du Maroc, au contraire. La répression dans les
territoires occupés s'accentue, et le Maroc a intégré dans sa
délégation des membres du Corcas, ce qui est pour nous une
provocation", déplore M. Sidati. (SPS)
020/090/700 181600
Jun 07 SPS |