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TERRITOIRES OCCUPES/ DROITS HUMAINS

Une ONG sahraouie condamne les procès iniques contre les Sahraouis durant le mois de mai dernier

El Aaiun (territoires occupés), 10/06/2007 (SPS) Le Collectif des défenseurs sahraouis (CODESA) a condamné les procès iniques énoncés par la justice marocaine contre des prisonniers politiques et des étudiants sahraouis dans les universités marocaines, a indiqué un rapport de ce Collectif publié dimanche, dont une copie est parvenue à SPS. 

Le rapport a précisé que des jugements illégaux ont eu lieu à El Aaiun (Sahara Occidental) et d’autre villes marocaines, à travers lesquels des citoyens sahraouis ont été poursuivis pour leur participation dans des manifestations pacifiques qui se sont déclenchées au Sahara Occidental, au sud du Maroc et dans les universités, appelant à l’autodétermination du peuple sahraoui et au respect des droits humains au Sahara Occidental. 

Ces jugements ont été caractérisés par un "blocus sécuritaire et médiatique aux alentours des tribunaux durant les séances, ce qui a, selon le rapport, empêché les citoyens sahraouis, les familles des prisonniers, les activistes sahraouis des droits humains et la presse internationale d’accéder aux salles de séance". 

"L’absence des conditions de jugements justes et équitables en raison de la non publication des séances, a été derrière le retrait de la défense, notamment au tribunal de première instance de Marrakech, qui a refusé la demande des avocats appelant à la levée de l’état de siège imposée sur ce tribunal", a ajouté la même source.  

Le rapport a également cité la présence des observateurs internationaux, dont le Conseil suprême des avocats espagnols.  Deux d’entre eux ont été surpris par la discussion du tribunal d’appel d’El Aaiun, le 22 mai dernier, avant même le temps convenu, de deux dossiers au sujet de 5 prisonniers politiques sahraouis.  

Il a en outre regretté que "les jugements politiques qui se déroulent dans les villes marocaines, bénéficient d’une couverture médiatique marocaine et internationale, alors que les jugements de tous les niveaux au Sahara Occidental se déroulent dans un silence total". 

Les prisonniers politiques et les étudiants sahraouis ont été soutenus durant ces jugements par une défense composée de professeurs sahraouis et autres de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), a souligne le rapport du CODESA. 

Plusieurs reports et des jugements arbitraires allant de 6 mois jusqu’à 3 ans de prison ferme ont été prononcés contre des prisonniers politiques sahraouis, en raison de leur opinion en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. 

Le rapport a dénoncé "le refus des autorités marocaines de répondre favorablement à la demande de la défense des étudiants sahraouis qui n’ont pas de poursuite judiciaire, appelant à leur libération provisoire, afin de leur permettre de participer aux examens de fin d’année". 

Le CODESA a regretté que la justice marocaine n’a pas interpellé les tortionnaires et n’a pas ouvert une enquête sur les plaintes déposées par la défense qui a aperçu les traces de la torture infligée aux prisonniers politiques sahraouis, notamment le cas de l’étudiante Soltana Khaya qui a perdu son œil droit au cours d’une intervention musclée de la police marocaine à l’Université de Marrakech. 

L’ONG sahraouie a cité dans son rapport les détails des dossiers qui ont été traités par la justice marocaine avec les dates, les noms et les jugements, estimant que ces jugements sont "illégaux", dénonçant les multiples reports de certains cas, "dont la plupart ont été reporté pour quatre fois". (SPS) 

080/090/TRD  101145 Jun 07 SPS

 

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