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Madrid,
03/05/2007 (SPS) La Coordination des associations espagnoles
solidaires du peuple sahraoui (CEAS-Sahara) a exigé des Nations
Unies et du Conseil de Sécurité "l’application des lois et
conventions internationales" garantissant au peuple sahraoui ses
droits "légitimes et reconnus", fondamentalement le droit à la libre
détermination.
Dans une lettre
adressée au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon, la
veille de sa visite en Espagne, les 5 et 6 juin, la Coordination a
mis en exergue les responsabilités qui incombent à l’Organisation
onusienne dans le conflit.
"Nous rappelons
aux Nations Unies la nécessité de mener à terme le processus de
décolonisation inachevé au Sahara Occidental, à travers la mise en
place des conditions favorisant l’exercice par le peuple sahraoui de
son droit à l’autodétermination", a souligné l’Organisation
espagnole.
Les résolutions de
l’ONU depuis 1960, l’Avis de la Cour internationale de Justice de
1975 et celui du Département juridique des Nations Unies de 2002,
entre-autres, reconnaissent les droits légitimes du peuple sahraoui
sur le territoire du Sahara Occidental, a encore rappelé la
Coordination qui a cependant déploré l’inclusion dans les rapports
de l’Organisation internationale d’une proposition qui "prétend
induire en erreur et perpétuer l’occupation marocaine''.
Le peuple
sahraoui, de nombreux pays et des millions de citoyens de par le
monde "espèrent que l’ONU demeurera attachée avec dignité à ses
engagements et ses principes, applique la légalité internationale et
rejette les propositions qui prétendent imposer le fait accompli
colonial marocain", en référence au "plan d’autonomie", a-t-elle
affirmé.
Elle a également
déploré l’incapacité de la communauté internationale à mettre en
application des accords conclus pourtant sous son égide. "Cela fait
plus de 15 ans que les parties au conflit, le royaume du Maroc et le
Front Polisario, ont, sous les auspices de l’ONU et de l’OUA, donné
leur accord au Plan de règlement, stipulant l’organisation d’un
référendum juste, libre et impartial. Cependant, l’ONU n’a pas été
capable à ce jour d’amener le Maroc à se conformer aux accords
signés avec la partie sahraouie", a-t-elle constaté.
La Coordination a
rappelé aussi aux Nations Unies leurs responsabilités en matière de
défense des droits de l’homme du peuple sahraoui, "violés
systématiquement par le Maroc dans les territoires occupés et
partout où il y a une présence sahraouie, comme c’est le cas
actuellement dans les universités marocaines".
Elle a dans ce
contexte dénoncé les "dizaines de blessés, détentions arbitraires et
procès sommaires qui se sont produits ces derniers jours" et qui
constituent, a-t-elle affirmé, une "grave atteinte aux droits
fondamentaux des personnes et au processus de paix au Sahara
Occidental ".
"Il est de la
responsabilité de l’ONU, du Conseil de Sécurité et du Secrétaire
général d’en terminer avec la passivité de la MINURSO (Mission des
Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental) et de mettre
un point aux pratiques répressives marocaines, en exigeant du roi
Mohamed VI le respect des droits et des libertés démocratiques des
citoyens sahraouis", a-t-elle observé.
Elle a dans ce
cadre appelé les Nations Unies à une "intervention urgente" pour en
finir avec ces pratiques, protéger les droits et libertés des
citoyens sahraouis et permettre l’accès immédiat des observateurs
internationaux et des médias aux territoires sahraouis occupés afin
de garantir la "liberté d’expression" et le "droit à l’information".
La Coordination,
qui regroupe des centaines d’associations de solidarité et d’amitié
avec le peuple sahraoui à travers tout le territoire espagnol, a
également adressé des lettres au président français, Nicolas
Sarkozy, et à la Secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza Rice, à
l’occasion de leurs visites récemment à Madrid, dans lesquelles elle
les appellent à faire prévaloir la légalité internationale dans le
conflit du Sahara Occidental . (SPS)
020/090/700 030845
Jun 07 SPS |