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Paris,
29/05/2007 (SPS) L’Association des Amis de la RASD (AA-RASD) a
appelé lundi les autorités marocaines "à revenir à la raison en
arrêtant leur politique répressive" contre le peuple sahraoui en
"Intifada pour son droit légitime à l’autodétermination".
Le Maroc "révèle
sa tragique impuissance à en terminer avec le problème du Sahara
Occidental conformément au droit international ", a souligné Régine
Villemont, la présidente de l’AA-RASD, dans un communiqué parvenu à
SPS.
Elle a relevé
"qu’après avoir subi un grave revers quant à la promotion auprès de
la Communauté Internationale de son projet d’autonomie du Sahara
Occidental destiné à remplacer l’autodétermination du peuple
sahraoui, le Maroc essaie d’éradiquer" toute forme d’opposition au
Sahara Occidental en développant une répression qui fait revenir les
sahraouis aux années sombres du règne précédent".
Mme Villemont a
cité l’exemple du militant Brahim Sabbar, qui "a déjà purgé 10 ans
de réclusion au bagne de Kalaat M'Gouna, et qui a été à nouveau
condamné à deux années de prison pour strict délit d’opinion et au
titre de ses responsabilités associatives".
"Ce cas, parmi des
centaines d’autres, est en fait une menace pour la présence
coloniale marocaine qui comme souvent en ce type de situation ne
trouve comme solution que la violence et la répression ", a-t-elle
souligné.
L’ONG a également
cité le cas des étudiants sahraouis d’Agadir, de Marrakech, de Rabat
qui, "aux avant-postes de l’Intifada sahraouie, en font cruellement
l’expérience aujourd’hui ".
"Réunions,
conférences, sit-in de solidarité sont systématiquement empêchés,
les étudiants sont poursuivis et violentés par les forces de
sécurité ou par des civils aux ordres", a dénoncé Mme Villemont.
Elle a rappelé
"qu’après avoir été battus, torturés plusieurs de ces étudiants sont
passés en procès ce 22 mai à Marrakech, d’autres vont être jugés à
Rabat". "Ils ont été condamnés à des peines d’1an, 8 mois - tout à
fait dignes d’une cour coloniale où il n’est plus question de
justice mais de gesticulations cruelles et impuissantes", a-t-elle
dénoncé encore.
L’AA-RASD
"s’indigne d’une telle situation et appelle les autorités marocaines
tant judiciaires que politiques à revenir à la raison en arrêtant
leur politique répressive et en écoutant ces militants et ces jeunes
si courageux : libre expression, autodétermination voilà ce que
disent les sahraouis à l’instar de ce que disent depuis quarante ans
les résolutions internationales".
L’association
considère, par ailleurs, que le Front Polisario a fait auprès du
Conseil de Sécurité des "propositions constructives tant pour le
présent que pour l’avenir".
"Plutôt que de
s’engager à nouveau dans un engrenage répressif si cruel pour une
population qui a déjà tant souffert, n’est-il pas temps pour le
Maroc, de prendre acte de la volonté d’indépendance des sahraouis et
d’aller vite vers un règlement politique conforme au droit de la
décolonisation, et ce pour le bien de tous les peuples du Maghreb?",
se demande l’AA-RASD.
Le regain de
violences policières contre les étudiants sahraouis a suscité
l’indignation de plusieurs ONG françaises dont l’association
française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique
(AFASPA) qui a souligné que "depuis deux ans déjà le vent de
l’Intifada s’est levé et souffle en permanence au Sahara Occidental
occupé. Les forces de répression marocaine tentent d’arrêter sa
route... en vain car il a la puissance de 31 ans de souffrances, de
résistance et de solidarité internationale. Il est fort du droit
inaliénable des peuples colonisés reconnu par la Charte des Nations
Unies ".
"La rage de
l’occupant s’en déchaîne d’autant, à l’égard des étudiants sur les
campus universitaires", a-t-elle poursuivi, dénonçant "des actes de
violence inégalés jusqu’à ce jour qui ont été perpétrés par la
police avec le concours de milices d’étudiants marocains d’extrême
droite, à l’encontre des étudiants sahraouis dans les universités
d’Agadir, Marrakech, Casablanca et Rabat.
L’AFASPA a publié
en outre le témoignage poignant d’une étudiante sahraouie, Rabab
Amidan, qui a décrit la "multitude d’évènements sanglants dans les
universités marocaines". (SPS)
020/090/000 291010
Mai 07 SPS
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