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RASD/AFRIQUE DU SUD/SEMINAIRE

Appel des participants au séminaire des droits de l'homme au Sahara Occidental pour la protection des civils sahraouis

Johannesburg 28/05/07 (SPS) L'organisation sud africaine des droits de l'Homme a organisé vendredi denier, à son siège, un séminaire intitulé "situation des droits de l'Homme et responsabilité de la communauté internationale", a indiqué une source de l’ambassade sahraouie à Pretoria. 

Des représentants du ministère sud africain des affaires étrangères, des membres du corps diplomatique étranger accrédité à Pretoria, des responsables de partis politiques et d'ONGs, des chercheurs, des journalistes, des représentants de mouvements de solidarité avec le peuple sahraouis venus de Grande Bretagne, de Suède, d'Espagne, d'Algérie, des délégations sahraouies représentant le gouvernement de la RASD et la société civile sahraouie, ont pris part à c séminaire. 

Le président de l'Organisation sud africaine des droits de l'Homme, Jordi Kolappen, a exprimé "la grande préoccupation" de son association à l'égard de "la grave situation des droits de l'Homme qui prévaut dans les territoires occupés du Sahara Occidental par le Maroc et qui est corroborée par de nombreux rapports internationaux et témoignages de victimes et de défenseurs sahraouis des droits de l'homme, que nous accueillons régulièrement", a-t-il souligné.  

"Ces crimes, souvent commis à l'abri des regards des médias et des observateurs internationaux, sont très peu dénoncés par la communauté internationale. Celle-ci ne faisant pas grand-chose pour défendre ces civils sahraouis meurtris", a-t-il fait remarqué.  

M. Kolppen a également relevé "la coïncidence entre cette journée d'étude et la journée de l'Afrique marquant la volonté d'agir pour que la société civile africaine joue un rôle de premier plan dans la défense des causes africaines et les droits des africains". 

Il a en outre exprimé l’engagement de organisation dans ce sens, "ne ménageant aucun effort pour alerter l'opinion sud africaine et internationale sur la lutte du peuple sahraoui et sera encore plus active au sein du mouvement solidaire international agissant en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, qui a-t-il estimé est un droit inaliénable et sacré".  

Pour sa part, Mme Lara Swart, directrice adjointe du département d'Afrique du nord du ministère sud africain des affaires étrangères a réitéré la position de l'Afrique du sud, qui a "longtemps souffert de la même oppression et ne saura se détourner le regard face à une telle situation. Nous n'épargnerons donc aucun effort pour que ce processus ait jusqu'à son terme", a-t-elle ajouté.  

"Le rapport de la commission d'enquête de l'ONU sur les violations des droits de l'Homme au Sahara Occidental est encore gardé secret, ce qui constitue une grande honte qui nous pousse à ne pas nous taire» a-t-elle martelé. 

Pour sa part, la militante sahraouie des droits de l'Homme et membre du collectif sahraoui des défenseurs des droits de l'Homme (CODESA), Mme Fatma Ayach a présenté un témoignage poignant, exposant avec force détail les exactions et les pratiques barbares des forces colonialistes marocaines contre les civils sahraouis. 

Elle a également parlé de son "expérience personnelle" et de "l'horreur absolue" qu'elle a enduré dans les geôles des services secrets marocains, lançant un appel pressant pour qu'il ait davantage de pression sur le Maroc, afin de l'amener à respecter les droits de l'Homme et pour qu'il y ait une protection des civils sahraouis vivant sous l'occupation marocaine.  

"La situation des droits de l'Homme dans les territoires occupés par le Maroc est tellement grave qu'il n'est plus possible ni permis d'attendre une solution globale du conflit qui oppose le Front Polisario et le Maroc. Tout retard peut précipiter la région dans une situation aussi dangereuse qu'incontrôlable et la plonger ainsi dans des bains de sang interminables", a averti Mme Ayach.  

Le secrétaire général du Conseil des églises d'Afrique du sud, M. Eddy Makue a assuré que "la cause principale de toutes les souffrance du peuple sahraoui réside dans le fait que ce peuple demeure privé, depuis trente ans, de son droit légitime et naturel à la libre autodétermination".  

Il a enfin appelé "d’urgence" l'ONU et la communauté internationale dans son ensemble, à s'engager "sans plus tarder" à protéger les civils sahraouis et à "ouvrir des bureaux de surveillance et de protection des droits de l'Homme au Sahara Occidental".  

Le leader religieux sud africain a exhorté "toutes les organisations nationales et internationales ainsi que les médias à se rendre dans le territoire du Sahara Occidental pour dévoiler la vérité au monde et briser le black out imposé à ce territoire depuis plus de trente ans".  

Le Docteur Timothy Othieno, chercheur et expert du conflit sahraoui a analysé la situation à la lumière de la récente évolution et de la récente résolution du Conseil de sécurité, appelant le Maroc et le Front Polisario à entamer des négociations bilatérales directes. Il a affirmé qu'en fin de compte " il ne peut y avoir de solution définitive au conflit en dehors d'un référendum d'autodétermination du peuple du Sahara Occidental.  

"Toute autre solution ne fera que prolonger le drame du peuple sahraoui et retarder la solution". "Le référendum a été momentanément bloqué, non pas pour des raisons de procédures ou à cause des difficultés techniques dont l'ONU se serait rendue responsable, loin s'en faut ! Il s'agit tout simplement d'une volonté politique du Maroc refusant catégoriquement le référendum" a-t-il expliqué, ajoutant que "le référendum est techniquement facile à réaliser dans la mesure où il s'agit de vote et de votants déjà identifiés dans leur écrasante majorité par l'ONU".  

D'autres intervenants sahraouis et algériens tel l'ambassadeur de la RASD, Oubbi Bouchraya Bachir, le coordinateur sahraoui du « Programme anti-mine », Ahmed Sidi Ali ou le Dr Said Ayachi, responsable algérien du dossier des droits de l'Homme au sein de la CNASPS, ont pu contribuer à enrichir le débat et éclairer certains aspects méconnus du conflit sahraoui marocain.  

En marge de cette journée d'étude, une exposition photographique a été mise en place par l'Association sud africaine des droits de l'Homme qui démontre les sévices infligés aux militants sahraouis. Elle a fortement attiré l'attention de l'assistance et des médias présents, provoquant une "indignation générale", rappelle-t-on. (SPS) 

020/090/000 281615 Mai 07 SPS       

 

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