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RASD/MAROC/FRANCE/ SOLIDARITE

"Le vent de l’Intifada sahraouie a la puissance de 31 ans de souffrance"  (association)

Paris, 27/05/2007 (SPS) L’association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA) a souligné dimanche que "le vent de l’Intifada sahraouie a la puissance de 31 ans de souffrances et est fort du droit inaliénable des peuples colonisés" à l’autodétermination. 

"Depuis le 20 Mai 2007, date anniversaire de la création du Front Polisario en 1973, les manifestations pacifiques des sahraouis se sont multipliées", a rappelé l’AFASPA dans un point de situation sur le Sahara Occidental. 

L’ONG a poursuivi que "deux ans déjà que le vent de l’Intifada s’est levé qu’il souffle en permanence du Sahara occidental occupé au Sud du Maroc. Les forces de répression marocaine tentent d’arrêter sa route... en vain car il a la puissance de 31 ans de souffrances, de résistance et de solidarité internationale. Il est fort du droit inaliénable des peuples colonisés reconnu par la Charte des Nations Unies". 

"La rage de l’occupant s’en déchaîne d’autant, à l’égard des étudiants sur les campus universitaires et dans les tribunaux qui appliquent +la double peine+", a-t-elle souligné avant de réserver de larges chapitres à la répression estudiantine. 

"Des actes de violence inégalés jusqu’à ce jour ont été perpétrés par la police (marocaine) avec le concours de milices d’étudiants marocains d’extrême droite, à l’encontre des étudiant(e)s sahraoui(e)s dans les universités d’Agadir, Marrakech, Casablanca et Rabat", a-t-elle noté.  

"Violations et saccages de domiciles, bastonnades, viols et menaces de mort", a énuméré l’AFASPA, citant les victimes sur lesquels "ces exactions ont été réalisées sous la surveillance des autorités marocaines alors que les jeunes sahraouis s’apprêtaient à réaliser des activités pacifiques pour revendiquer le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination". 

Neuf étudiants accusés "d’attroupement armé et destruction des biens publics" ont comparu devant le tribunal de Rabat qui a décidé de reporter le jugement au mardi 29 mai 2007, a-t-elle indiqué, s’indignant qu’une "jeune fille violemment matraquée a perdu l’usage d’un œil ". 

"Ainsi, des sentences scandaleuses ont été prises mardi 22 mai 2007 par la Cour d’Appel d’El Aaiun à l’égard de deux militants des droits humains, membres de l’ASVDH (association sahraouie des droits humains) dont le secrétaire général Brahim Sabbar et Ahmed Sbai, membre du conseil de coordination", dénonce l'AFASPA.  

L’ONG a rappelé qu’ils "avaient été condamnés en première instance en mars dernier à 1 an de prison ferme. La Cour a décidé d’y ajouter 6 mois de plus pour chacun d’eux. Elle a en outre confirmé à l’encontre de 3 prisonniers d’opinion, Elhafed Toubali, Mohamed Lehbib Elgasmi et Mohamed Salem Ahmeidat les sentences prononcées en première instance, à savoir 3 ans de prison ferme". 

L’AFASPA a rapporté "qu’afin que l’avocate française et les deux avocates espagnoles ne puissent assister aux débats, l’horaire du procès a été avancé à la dernière minute". "De plus, le tribunal a été encerclé par un important effectif de police pour empêcher les citoyens sahraouis d’accéder à la salle d’audience ainsi que les familles des prévenus", a-t-elle ajouté. 

L’ONG a cité d’autres cas dont celui de "Sidi Mohamed Dadach, défenseur des droits humains qui fut détenu plus de 20 ans dans les geôles marocaines, qui a été arrêté une vingtaine de minutes et s’est vu interdire l’accès à la salle d’audience" ou encore celui de "la jeune militante Khadija Moutik qui a été enlevée devant le tribunal et conduite au centre de police judiciaire où elle a été tabassée avant d’être libérée trois heures plus tard". 

Ennaâma Asfari, juriste sahraoui et co-président du CORELSO (comité franco sahraoui pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara Occidental), s’est également vu interdire d’assister au procès, a ajouté l’AFASPA. 

L’AFASPA a en outre , noté que "Brahim Sabbar, rescapé du bagne secret de Kalaat M’Gouna où il a passé 10 ans de disparition forcée, a été condamné en compagnie du prisonnier politique, Ahmed Mahmoud Haddi Elkainan, qui fut condamné à 3 ans de prison ferme, et son frère, Mohamed Lamine Haddi, condamné à 1 an avec suris". 

"Comme si la privation de liberté ne suffisait pas, Brahim Sabbar a été harcelé à maintes reprises durant sa détention et privé du droit à la visite.Il continue d’être sujet aux mauvais traitements de la part des autorités pénitentiaires", ajoute encore l’ONG. 

Elle a aussi relevé que "l’ASVDH se voit toujours refusé les droits que confère la loi aux associations de défenses des droits de l’Homme qui lui ont été reconnus par la Cour administrative". (SPS) 

020/090/700 271800 Mai 07 SPS         

 

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