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Rome,
13/05/2007 (SPS) Une centaine de manifestants ont pris part samedi à
un sit-in organisé devant l'ambassade du Maroc à Rome pour appeler à
l'autodétermination du peuple sahraoui.
Lors de cet ultime
rendez-vous du cycle de protestations devant les représentations
diplomatiques et consulaires marocaines dans la péninsule et qui
coïncide avec le deuxième anniversaire de l’Intifada sahraouie, les
manifestants venus de la région d’Emilie Romagne et de Rome, ont
déployé des emblèmes sahraouis et des banderoles appelant à
l'autodétermination du peuple sahraoui et à la "cessation des
violences dans les territoires occupés par le Maroc".
Des pancartes
exigeant la "fin de la répression et des violations des droits de
l’homme" et la libération des prisonniers politiques sahraouis ont
été également brandies. Des dizaines de portraits de militants des
droits de l'homme et de la cause sahraouie, incarcérés par les
autorités marocaines étaient portés par les manifestants, qui ont
également dénoncé le "silence complice" de certains pays européens
face à ce "déni de justice et cette violation des droits d'un peuple
pacifique réduit au statut de réfugié".
Aux cris de
''Libérez le Sahara" et "Indépendance pour le Sahara", les
manifestants ont fustigé l’arrogance du gouvernement marocain et
"les nations complices de cette tragédie qui dure depuis plus de
trente ans".
Cinzia Terzi,
membre de l'Association nationale de solidarité avec le peuple
sahraoui (ANSPS) et fervente militante de la cause sahraouie a
souligné que "le Maroc doit se conformer à la légalité
internationale ".
Tout en se
félicitant des dernières décisions du conseil de sécurité, appelant
à des négociations directes et sans conditions préalables entre les
deux parties au conflit, la figure de proue du mouvement italien de
solidarité avec le peuple sahraoui, espère que les nations
européennes, à l’image de l’Italie et de la France, «vont agir en ce
sens et permettre la fin d’un conflit qui n’a que trop duré et qui a
plongé tout un peuple dans l’exil et la précarité".
"Nous sommes en
train de sensibiliser et mobiliser la société civile et certains
parlementaires pour impliquer plus activement le gouvernement
italien dans la recherche d’une solution à ce conflit.
L’Italie est pour
l’autodétermination du peuple sahraoui, mais sa politique reste
assez ambiguë et pas suffisamment forte" a-t-elle précisé.
Elle souhaite
aussi que l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de la République
française, puisse contribuer à une issue favorable au peuple
sahraoui, sachant qu’un de ses premiers engagements est la
réalisation de l’union méditerranéenne.
"Nous espérons un
changement d’attitude de la France sur cette question, car avec la
politique menée jusque là, la France a piétiné la légalité
internationale et consacré le fait colonial ", a-t-elle estimé.
Les manifestants
ont tenté, sans succès d’ailleurs, de remettre à l’ambassadeur du
Maroc à Rome, une lettre appelant le gouvernement à la tenue
immédiate de négociations avec le Front Polisario, seul représentant
légitime du peuple sahraoui.
"Nous dénonçons la
nouvelle manœuvre du Maroc qui veut entretenir l’amalgame et
proposer un comité fantoche (CORSAS) pour représenter le peuple
sahraoui", a indiqué Jacqueline Pampi, présidente du Bureau
international des droits de l'homme au Sahara occidental (BIRDHSO).
"Le peuple
sahraoui a choisi son représentant qui est le Front Polisario et
c’est sous son égide que doit être décidé le destin de ce peuple ",
a-t-elle affirmé. (SPS)
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Mai 07 SPS |