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Madrid, 11/05/2007 (SPS) Les journées universitaires
sur la question du Sahara Occidental organisées à Madrid ont été
clôturées jeudi par la lecture d’un manifeste dans lequel six
universités publiques espagnoles ont convenu d’établir un "cadre
stable pour l’action solidaire"avec le peuple sahraoui.
Le manifeste, lu par l’écrivaine Almudena Grandes,
précise que ce cadre stable permettra de développer des "initiatives
dans les domaines de la sensibilisation, de la recherche et de la
formation, orientées vers une bonne connaissance de la réalité
sahraouie et de son histoire, et qui facilite une meilleure
intervention sociale".
Il prévoit aussi - dans le cadre de la coopération
universitaire au développement, l’aide humanitaire et le
renforcement de la paix - la promotion de toutes les actions
permettant "d’aborder de manière stratégique les principaux
problèmes de la population sahraouie et favoriser, ainsi, la
solution du conflit sur la base du droit à l’autodétermination du
peuple sahraoui".
Les adhérents au manifeste ont rappelé les "liens
historiques et l’engagement inévitable de la société espagnole, tant
moral, social que politique" avec le peuple sahraoui, dans les camps
de réfugiés et dans les territoires du Sahara Occidental "occupés
par le Maroc", et se sont dits conscients de la "situation
injuste"dans laquelle vit ce peuple depuis plus de 30 ans.
Les journées, qui ont eu pour thème "Politique et
coopération. Temps de solutions pour le Sahara Occidental", ont été
organisées par six universités publiques madrilènes : l’Université
roi Juan Carlos, l’Université autonome de Madrid, l’Université
Complutense, l’Université Carlos III, l’Université de Alcala de
Henares et l’Université polytechnique de Madrid.
Cette rencontre, au cours de laquelle la question
du Sahara Occidental a été abordée dans ses dimensions politique
(régionale et internationale), sociale, culturelle, humanitaire et
de coopération, a vu la participation du Premier
ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, de hauts
cadres de la RASD, des représentants de partis politiques espagnols
et des universitaires, entre-autres.
S’agissant de l’aspect politique, la nature du
conflit du Sahara Occidental, à savoir un problème de décolonisation
inachevé, le concept juridique de l’autodétermination, qui inclut
obligatoirement l’option de l’indépendance, et la nécessité du
respect scrupuleux de la légalité internationale et des résolutions
des Nations Unies, ont été les principaux points soulevés dans les
débats qui se sont déroulés durant ces journées. (SPS)
010/090/700 111329 MAI 07 SPS |