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Washington, 10/05/2007
(SPS) De nombreux congressmen américains ont
dénoncé les violations des droits fondamentaux du peuple Sahraoui,
dont
le droit à l'autodétermination que lui reconnaît pourtant la
communauté
internationale et que lui dénie le Maroc, lors d'une conférence
organisée au siège du Congrès, à Washington.
Organisée mercredi par le Comité Afrique de la Commission des
Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, la conférence a
porté sur les récents développements et les défis auxquels fait face
le processus
d'autodétermination au Sahara Occidental.
Présidée par M. Donald Payne, président de ce Comité, la rencontre a
regroupé un large panel de personnalités, dont l'ancien
vice-président de la Minurso, l'ambassadeur Frank Ruddy, la
présidente de l'association Défense Forum et présidente de l'US
Western Sahara Foundation, Suzanne Scholte, l'expert auprès du
Middle East Institute de Washington, Jacques Roussellier et
plusieurs parlementaires.
A cette occasion, ils ont tous mis l'accent sur la nécessité de
trouver une solution politique au dernier cas de décolonisation en
Afrique, de respecter la légalité internationale et d'inciter le
Gouvernement américain à apporter son appui à une solution négociée,
''sans parti pris'' et dans le cadre des Nations Unies.
''Le Gouvernement marocain cherche à se soustraire à la légalité
internationale en voulant imposer son plan d'autonomie, malgré la
résolution du Conseil de sécurité du 30 avril qui appelle à des
négociations directes, sans conditions préalables, pour une solution
politique mutuellement acceptable, sous la conduite des Nations
Unies, et dans le respect du principe d'autodétermination du peuple
sahraoui'', a fait remarquer le président du Comité Afrique.
Revenant sur la genèse du conflit et les différentes tentatives de
lui trouver une solution pacifique, à travers notamment les
résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU soutenant le
principe d'autodétermination, les panélistes ont estimé que toute
solution qui ne s'inscrirait pas dans le droit fil du respect du
libre choix du peuple du Sahara occidental à décider de son destin,
''serait une solution qui ne pourrait que contribuer à consacrer un
déni de justice à l'égard du peuple sahraoui, instaurer un climat
d'instabilité dans la région et exacerber les violences que
subissent encore les populations sahraouies''.
Les parlementaires américains, qui ont relevé par ailleurs la
pertinence du vote à l'unanimité de la résolution 1754 sur le Sahara
Occidental par le Conseil de Sécurité, ont tenu à exprimer leur
soutien à la cause sahraouie qu'ils ont qualifiée de "cause
d'indépendance".
Ils ont rappelé à cet égard que plus d'une cinquantaine de leurs
pairs avaient appelé dernièrement le président Georges Bush à
apporter l'appui de son administration à l'autodétermination du
peuple Sahraoui.
''A la différence du document marocain ne proposant comme seule
alternative que l'autonomie, celui du Front Polisario offre trois
options, à savoir : l'intégration au Maroc, l'autonomie ou
l'indépendance, en donnant la parole au seul peuple sahraoui'', a
fait remarquer le congressmen Joseph Pitts.
Dans ce contexte, il a souligné que "la fuite en avant de Rabat ne
fait
que retarder la solution de la question du Sahara Occidental et
laisse
planer une grave menace sur la région".
Pour les différents intervenants à la conférence, l'Administration
américaine, respectueuse des droits fondamentaux des peuples à
disposer d'eux mêmes, devrait exercer des pressions sur le
Gouvernement marocain pour l'amener
à accepter la proposition des Nations Unies d'engager rapidement des
négociations directes avec le front Polisario dans le cadre idoine
du
principe d'autodétermination.
Les membres du Congrès ont soutenu que le +plan d'autonomie+ proposé
par le Maroc "n'est rien d'autre qu'un reniement des engagements à
chercher une solution négociée mutuellement acceptable et une
violation
flagrante de la légalité internationale". (SPS)
010/090/000
101830 Mai 07 SPS |