English

Español

عربي

 

Medias sahraouis

»  Home
  Contact SPS
  Archive
  Mailing List
  Spéciales
  Links

  Documents

 

 
chercher dans SPS


 

 
 

 

 

RASD/ESPAGNE

L'autonomie, un ''pas désespéré'' avant le retrait des territoires occupés (représentant sahraoui à l'ONU)

Madrid, 09/05/2007 (SPS) Le plan d'autonomie marocain sur le Sahara Occidental est un ''pas désespéré auquel ont recours les puissances coloniales qui occupent illégitimement des territoires avant de les abandonner définitivement'', a affirmé le représentant de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) auprès de l'ONU, Boukhari Ahmed.

Lors d'une table ronde, intitulée ''Un projet politique pour le Sahara Occidental'', organisée dans le cadre des journées universitaires qui se tiennent depuis lundi à Madrid sur la question sahraouie, M. Boukhari a rappelé, entre autres exemples, que la France avait également proposé une négociation sur l'autonomie avant son retrait d'Algérie.

Le diplomate sahraoui a souligné que le principe d'autodétermination est régi par deux résolutions, la 1514 qui stipule que tout peuple soumis à une occupation coloniale a le droit inaliénable à l'autodétermination, et la 1541 qui établit les options qu'offre l'autodétermination, à savoir l'indépendance ou l'intégration à la puissance coloniale.

Il a relevé, dans ce contexte, que le point de partie de la proposition d'autonomie est ''erroné'' car, a-t-il précisé, il implique la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur un territoire occupé par la force et qui fait l'objet d'un processus de décolonisation sous l'égide des Nations Unies depuis les années 60.

M. Boukhari a appelé, à la fin de son intervention, le gouvernement espagnol à ''promouvoir une autodétermination authentique'' au Sahara occidental.

Le journaliste marocain, Ali L'mrabet, a constaté pour sa part que le conflit du Sahara occidental a constitué un ''frein au développement du Maroc''.

M. L'marabet a qualifié de ''mensonge'' le ''discours officiel'' marocain sur la position du peuple sahraoui. ''Nous savons parfaitement que tous les Sahraouis, à l'exception de la frange des opportunistes, soutiennent l'indépendance'', a-t-il déclaré, ajoutant que c'est pour cela que le Maroc rejette le référendum d'autodétermination.

Au cours d'une seconde table ronde, ayant pour thème ''Les partis politiques espagnols face à l'avenir du Sahara Occidental'', la sénateur du Parti nationaliste basque, Elena Etxegoyen, a insisté sur la nature du conflit.

''Il s'agit de l'occupation illégale d'un territoire qui se produit aux portes d'une Europe qui se dit démocratique'', a-t-elle observé.

''La communauté internationale n'a jamais dénoncé le mur de la honte qui divise le Sahara occidental et les millions de mines semées par l'armée marocaine dans le territoire'', s'est-t-elle indignée.

Le député et coordinateur général de Izquierda unida (Gauche unie, 3ème force politique en Espagne), Gaspar Llamazares, a de son côté appelé le Gouvernement socialiste espagnol à appuyer sans réserves le ''droit à l'autodétermination'' du peuple sahraoui et la ''légalité internationale'' et à condamner ''expressément'' les violations des droits de l'homme commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara Occidental, qui, a-t-il rappelé, ont été dénoncées dans le rapport élaboré par la mission du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

Le députe Francisco Ricoma, du Parti populaire (PP, principal parti d'opposition) a critiqué le ''virage radical'' opéré par le Gouvernement espagnol actuel qu'il a appelé à revenir à la position traditionnelle de l'Espagne sur le conflit, consistant en le respect des résolutions du Conseil de sécurité qui sont, a-t-il dit, les normes qui ''arbitrent'' le conflit.

La députée socialiste, Clemencia Torrado, a, quant à elle, soutenu que le Gouvernement espagnol n'a pas changé de position et que le seul changement intervenu et qu'il est passé, selon elle, d'une ''neutralité active'' à une ''diplomatie active''.

Ce à quoi des assistants parmi le nombreux public présent ont pris la parole pour contester l'affirmation de la député socialiste, qualifiant de ''néfaste'' la politique du Gouvernement espagnol pour la cause sahraouie et de ''ridicule le fait qu'il prétende qu'elle a amélioré sa capacité de dialogue avec toutes les parties''.

Ces journées qui seront clôturées jeudi et qui se déroulent sous le thème ''Politique et coopération. Temps de solutions pour le Sahara occidental'', sont organisées par les universités publiques de Madrid, dont l'Université roi Juan Carlos et l'Université autonome de Madrid. (SPS)

010/090/700 092022 MAI 07 SPS

 

   Home
       

Copyright © Sahara Press Service. All Rights Reserved