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Le défenseur des
droits humains et coprésident du CORELSO, Ennaâma ASFRAI, qui a
comparu, lundi devant la cour coloniale d’appel d’El Aaiun, a
indiqué que "son jugement vient dans le contexte de la répression
qui s’abat sur la population sahraouie et représente un épisode
d’une série sans fin de procès iniques dont sont victimes les
défenseurs sahraouis des droits humains".
Il a également
rappelé que "la cour devrait prendre en considération, lors de ce
procès, la hiérarchie des sources de législations, notamment la
Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, celle des droits de l’enfant et celle de la
protection des défenseurs des droits de l’homme, signés et ratifiés
par le Maroc".
M. Asfari a en outre rappelé les violations des
droits humains que subissent les étudiants sahraouis ces derniers
jours à l’université IBNOU ZOHR d’Agadir (sud du Maroc), exprimant
son soutien aux prisonniers politiques sahraouis, à leur tête le
secrétaire général de l’ASVDH, Mr. Brahim Sabbar.
L’audience a été assistée par les avocats français,
Maître France Weyl et Maître Aline Chanu, le juge italien, Nichola
Quatrano, en qualité d’observateurs, ainsi que certains défenseurs
des droits humains qui ont pu s’infiltrer à l’intérieur et assister
au procès, dont, Sidi Mohamed Dadach, président du Comité pour le
Soutien de l’Autodétermination au Sahara Occidental.
M. Asfari avait
été condamné par la cour de première instance de Smara (Sahara
Occidental), le 15 janvier 2007, à deux mois avec sursis et une
amende de 500 dirhams, dix jours après de son arrestation par des
agents de force de sécurité marocains à un point de contrôle à
l’entrée de Smara, (Sahara Occidental),rappelle-t-on. (SPS)
020/090/110 081227
Mai 07 SPS |