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Alger,
29/04/2007 (SPS) Le Front Polisario a accepté, dimanche, d'entamer
des "négociations directes" avec le Maroc sous l'égide du secrétaire
général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon, pour "permettre au peuple sahraoui
de jouir de son droit à l'autodétermination".
"Au nom du Front
Polisario et du Gouvernement sahraoui (...) nous exprimons notre
disponibilité à entrer dans des négociations directes, sous l'égide
du secrétaire général de l'ONU et dans le cadre des Nations Unies",
a déclaré l'ambassadeur sahraoui à Alger, Mohamed Yeslem Beissat,
lors d'une conférence de presse.
Le but de ces
négociations sera de "permettre au peuple sahraoui d'exercer son
droit à l'autodétermination", a-t-il affirmé.
Le diplomate
sahraoui a, à ce propos, souligné que dans la dernière mouture du
texte de résolution sur le Sahara Occidental, qui devra être votée
lundi, le Conseil de sécurité, "la plus haute instance
internationale de maintien de la paix, mentionne à deux reprises que
le règlement de la question sahraouie passe obligatoirement par le
strict respect du droit à l'autodétermination".
Dans le projet de
résolution, le Conseil de sécurité appelle le Maroc et le Front
Polisario à "engager de bonne foi des négociations sans conditions
préalables, prenant en compte les développements survenus, ces
derniers mois, en vue de parvenir à une solution politique juste,
définitive et mutuellement acceptable, qui garantirait le droit à
l'autodétermination du peuple sahraoui".
Le Conseil de
sécurité ne fait, dans ce texte, que "prendre note" du projet
marocain, comme de la proposition de la RASD pour la mise en oeuvre
du référendum d'autodétermination.
Samedi, l'envoyé
personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara
Occidental, M. Peter Van Walsum, a fait part de son vœu de voir "le
Conseil de sécurité adopter une décision conformément à l'esprit de
l'appel du secrétaire général de l'ONU à des négociations directes
entre le Maroc et le Front Polisario pour aboutir à une solution
politique acceptable réaffirmant le droit des Sahraouis à
l'autodétermination".
M. Van Walsum a
précisé que le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui "doit
constituer le fondement de toutes négociations directes entre les
deux parties du conflit, le Maroc et le Front Polisario".
"Nous sommes
devant deux options, soit d'accepter que la situation de crise
demeure en l'état, soit d'entamer des négociations directes entre
les deux parties au conflit", a-t-il ajouté.
Il s'est dit
"convaincu" que "parmi les raisons de la complexité du problème qui
tarde à trouver une issue est que le Conseil de sécurité ne voulait
pas, depuis le début de la crise en 1975, prendre une décision".
Le président
sahraoui, Mohamed Abdelaziz, avait indiqué que "le draft (projet)
actuel, adopté par les experts, qui sera soumis lundi au Conseil de
sécurité, met en exergue les propositions des deux parties sur un
même pied d'égalité et appelle à des négociations pour dégager une
solution politique mutuellement acceptable qui conduit à
l'autodétermination du peuple sahraoui".
Le projet de
résolution "insiste sur le cadre onusien de la solution du conflit
qui demeure une question de décolonisation inachevée", avait-il
encore expliqué. (SPS)
020/090/700 291930
AVR 07 SPS
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