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Boujdour
(territoires occupés), 28/04/2007 (SPS) Les forces de répression
marocaines ont réprimé "sauvagement" des manifestations "rejetant
l’autonomie présentée par le Maroc et réclamant le retrait immédiat
de l’occupation marocaine du Sahara Occidental", déclenchées
vendredi à la ville de Boujdour, a indiqué une source du ministère
sahraoui des territoires occupés et de la diaspora.
Ces mêmes forces
ont intervenu brutalement pour disperser les manifestants et ont
arrêté les jeunes sahraouis, Dlimi Khaled, Mohamed Lamine Zamit et
Tayeb Jerfaoui, a précisé la même source.
Les victimes ont
été relâchés plus tard dans un "état critique", à la suite de
tortures dont ils étaient l’objet à l’intérieur du commissariat de
Boujdour, a indiqué la même source, ajoutant que les parents de
Tayeb Jerfaoui ont été menacés et terrorisés par les forces
d’occupation marocaines.
Dans la même ville
côtière sahraouie, les autorités coloniales marocaines ont
interpellé les étudiants sahraouis, Salami Aleyat, Khaya Khaya, Zaza
Sidiiya, Bachir Lameidi et Khaya, et ont arrêtée l’étudiante Bouta
Kaya, a-t-on indiqué.
Les citoyens
sahraouis à la ville de Boujdour occupée, ont exprimé leur
"attachement à l’indépendance de leur pays, dénonçant l’état de
siège médiatique et militaire imposé par le Maroc au Sahara
Occidental depuis plus de 3 décennies".
Ils ont en outre
lancé un appel aux organisations internationales des droits de
l’Homme à intervenir "en toute urgence", afin de mettre un terme aux
"violations permanentes des droits humains perpétrées par le Maroc
dans les territoires occupés du Sahara Occidental", a précisé un
communiqué publié samedi par ces citoyens, parvenu à SPS.
A la ville de
Dakhla, les couleurs nationales sahraouies ont été arborées dans les
différents quartiers de la ville, accompagnées de distribution des
tracts, appelant à "l’autodétermination du peuple sahraoui", a
souligné la même source.
D’autre part, le
prisonnier politique sahraoui, El Bellaoui Hamadi entame une grève
de la faim depuis mercredi dernier, devant le siège du parlement
marocain à Rabat, portant un écriteau sur lequel ont peut lire "non
à l’extermination, non à l’émigration, oui à l’indépendance".
L’homme auquel les
autorités coloniales marocaines refusent l’accès aux territoires
occupés du Sahara Occidental, en raison de ses opinions en faveur de
l’indépendance du Sahara Occidental, réclame son droit de revenir
dans son pays. (SPS)
080/090/TRD 281245
AVR 07 SPS |