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El Aaiun (territoires occupés), 24/04/2007 (SPS) L’Association
sahraouie des victimes de graves violation des droits de l’Homme
commises par l’Etat marocain (ASVDH) a dénoncé l’expulsion forcée du
président du comité local de l’association à Boujdour, Mohamed
Tahlil, par les forces de répression marocaines de la ville d’El
Aaiun où il est arrivé au lendemain du jugement des prisonniers
politiques pour assister à la séance.
L’ASVDH a condamné
également l’agression "sauvage" dont il a été l’objet, Mohamed
Tahlil, juste après son arrestation à un point de contrôle, à
l’entrée de la ville d’El Aaiun. Conduit au commissariat de police
de la ville, il a été "Torturé et privé de liberté de mouvement",
avant d’être refoulé manu militari à la ville de Boujdour.
Elle a en outre
exprimé sa solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis,
dénonçant "les lourdes peines" prononcées récemment contre trois
d’entre eux, qu’elle a qualifié "d’illégales" et appelé à leur
libération "immédiate et sans conditions".
L’Association a
condamné avec force l’arrestation, la torture et les mauvais
traitements "infligés à des mineurs" sahraouis, exprimant sa
solidarité avec toutes les victimes de la répression marocaine.
Elle a réitéré son
appel à l’ouverture d’une enquête sur le sort des 15 jeunes disparus
et son soutien à leur famille qui ont été agressé "sauvagement" par
les forces d’occupation marocaines, alors qu’elles organisaient
pacifiquement un sit-in devant l’administration coloniale d’El
Aaiun, pour s’enquérir du destin de leur fils portés disparus depuis
décembre 2005.
Elle a enfin lancé
un appel à l’ONU en vue de prendre les mesures nécessaires pour la
protection des citoyens sahraouis et la mise en œuvre des
recommandations contenues dans le rapport de la commission du Haut
commissariat des droits de l’homme de l’ONU, élaboré à la suite de
sa mission au Sahara Occidental en mai 2006.
L’ASVDH a appelé
également les organisations internationales des droits de l’Homme et
les forces éprises de paix et de justice à exercer des pressons sur
le Maroc pour l’amener à "respecter les droits humains au Sahara
Occidental, la protection des Sahraouis, afin que ceux-ci puissent
jouir de leurs droits les plus élémentaires", a conclu le communiqué.
D’autre part, l’ASVDH
a indiqué que trois enfants sahraouis ont été portés disparus depuis
vendredi dernier, alors que des témoins oculaires ont confirmé quils
ont été arrêtés par des agents de la police marocaine déguisés en
civil, et conduit dans une voiture de police vers une destination
inconnue.
Il s’agit de :
Khatari Ballal, Mohamed Elaasri et Yeslem Haidala, dont leur famille
s’attèlent à enquêter sur leur sort auprès des responsables
sécuritaires marocains, qui ont déclaré "n’avoir aucune information
concernant ces trois enfants". (SPS)
020/090/110 241142
AVR 07 SPS
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