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Madrid, 22/04/2007 (SPS) Plusieurs
personnalités qui ont pris part samedi à Madrid à la manifestation
d’appui au droit du peuple sahraoui à "l’autodétermination et
l’indépendance", à laquelle ont assisté des milliers de citoyens
espagnols, ont exigé du gouvernement socialiste en Espagne de
"réviser" sa position sur le conflit du Sahara Occidental et de
défendre la légalité internationale.
Le coordinateur général de
Izquierada unida (Gauche unie, l’un des 3 principaux partis
politiques en Espagne), Gaspar Llamazares, a déclaré à la presse que
le Gouvernement espagnol, "qui a changé de camp, à travers son appui
au (plan d’autonomie) marocain, doit rectifier sa position et
revenir à la position traditionnelle d’appui au référendum".
"Nous pensons que le
Gouvernement est dans l’erreur. Il doit défendre le droit
international et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui
et non pas défendre une position marocaine qui viole ce droit.
L’autonomie est irrecevable. La seule solution (au conflit) est
l’autodétermination", a affirmé M. Llamazares.
L’eurodéputé, Willy Meyer, a
dénoncé, pour sa part, "l’attitude de défi du royaume du Maroc au
droit international, à la communauté internationale et à l’Union
européenne (UE) qui, a-t-il déploré, n’a pas émis un signal clair
pour amener le Maroc à mettre un terme à cette attitude de défi". I
l a qualifié d'"immoral"
l’accord de pêche entre le Maroc et l’UE, qui inclut les eaux
sahraouies. "Le droit international est très clair à ce sujet. Le
Maroc n’exerce aucune souveraineté sur ces eaux. Seul le peuple
sahraoui a le droit de disposer des ressources naturelles du Sahara
Occidental", a-t-il rappelé.
"L’UE a le devoir de veiller à
l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à
l’autodétermination. Le "plan d’autonomie" est un leurre", a ajouté
le député du Parlement européen. Pour le délégué du Front Polisario
en Espagne, Brahim Ghali, la "responsabilité de l’Espagne est
totale".
"L’Espagne est responsable des
souffrances du peuple sahraoui, en conséquence des accords
tripartites de Madrid (de 1975). Cette responsabilité demeurera tant
que le peuple sahraoui n’aura pas choisi son avenir dans le cadre
d’un référendum d’autodétermination organisé par les Nations Unies,
transparent, démocratique et libre", a-t-il souligné.
Le président de la Ligue
espagnole de défense des droits de l’homme, Francisco José Alonso
Rodriguez, a affirmé que le référendum d’autodétermination est
"impératif". "On ne peut, en aucun cas, légitimer une invasion
militaire. Les autorités marocaines doivent en être conscientes",
a-t-il déclaré.
Le président de la Coordination
des associations espagnoles solidaires du peuple sahraoui
(CEAS-Sahara), José Taboada, a, de son côté, appelé le gouvernement
espagnol à "s’engager clairement et activement en faveur de la
défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination" et à
"dénoncer" les violations des droits de l’homme dans les territoires
occupés du Sahara Occidental.
"Le gouvernement doit adopter
une position plus cohérente avec le sentiment général de citoyens
espagnols", a-t-il observé.
Le secrétaire chargé des
relations avec les organisations sociales et les ONG au Parti
socialiste, Pedro Zerolo, a précisé, quant a lui, que le sens de sa
participation à la manifestation est de manifester sa "solidarité"
avec le peuple sahraoui, indiquant qu’il transmettra à la direction
de son parti les revendications exprimées lors de la manifestation.
"L’immense majorité des hommes
et des femmes qui militent au Parti socialiste ont toujours été du
côté du peuple sahraoui frère et nous croyons qu’on ne peut pas
violer le droit inaliénable de tout peuple à se prononcer sur son
avenir", a-t-il affirmé. (SPS)
010/090/700 221635 AVR 07 SPS |