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El
Aaiun (territoires occupés), 21/04/2007 (SPS) Le président du
comité local de l’Association sahraouie des victimes de graves
violation des droits de l’Homme commises par l’Etat marocain (ASVDH)
à Boujdour, Mohamed Tahlil a été expulsé par les forces de
répression marocaines de la ville d’El Aaiun où il est arrivé mardi
dernier pour assister au jugement des prisonniers politiques qui
s’est déroulé le jour suivant, a indiqué l’ASVDH.
M. Tahlil a été
arrêté à un point de contrôle, à l’entrée de la ville d’El Aaiun par
un groupe de tortionnaire marocain, dont, Aziz (Touhima) et
Elkamouri conduit au centre de la police judicaire, situé à l’Avenue
24 février, où il a subit "des formes horribles de torture", a
précisé la même source.
Il a été ensuite
reconduit vers une destination inconnue, "les yeux bandés, les mains
menottés", avant d’être abandonné au quartier Erraha dans la
périphérie d’El Aaiun "dans un état lamentable", a déploré la même
source.
M. Tahlil avait
auparavant été arrêté le 13 août 2005, condamné à 3 ans de prison
ferme, une peine qui avait été confirmé en appel le 25 janvier 2006,
avant d’être libéré le 22 avril 2006. Il a également été détenu,
torturé et abandonné en plein désert, à 50 kms de la ville de
Boujdour, une semaine plus tard.
Le 11 août 2006,
les autorités coloniales marocaines, à Boujdour, avaient refusé de
lui octroyer son passeport. Le 11 octobre 2006, M. Tahlil a été
retenu et interrogé pendant 4 heures à la frontière mauritanienne
lors de son retour de Nouadhibou, puis arrêté une deuxième fois à 40
km de Dakhla. "Ses affaires personnelles, inclus un téléphone
portable et 2000 dirhams ont été confisqués" par les autorités
marocaines, rappelle-t-on.
Par ailleurs, deux
jeunes sahraouis, El Mehdi Habadi M’barek et El Benani Fadali ont
été arrêté mercredi à El Aaiun par les forces d’occupation
marocaines, torturés et interrogés pendant plusieurs heures pour
leur participation aux manifestations pacifiques réclamant le droit
inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination et à
l’indépendance, qui se déroulent depuis mai 2005 dans les
territoires occupés du Sahara Occidental.
A la ville de
Smara occupée, les citoyens sahraouis ont organisé récemment un
sit-in dans le quartier ‘Hay Tan Tan’, pour exprimer leur solidarité
avec les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons
marocaines et dénoncer la condamnation à des lourdes peines allant
de 18 mois à 5 ans de prison ferme prononcées mercredi dernier par
le tribunal colonial d’appel d’El Aaiun contre trois d’entre eux.
(SPS)
020/090/110 211210
AVR 07 SPS |