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RASD/ONU

Le Conseil de sécurité entame vendredi l’examen du rapport du SG sur le Sahara Occidental


New York (Nations unies),
20/04/2007 (SPS) Le Conseil de sécurité de l’ONU, entame ce vendredi au siège des Nations Unies, à New York, des consultations sur le rapport que M. Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l'ONU lui a soumis le 13 avril sur la situation concernant le Sahara Occidental, a-t-on annoncé de source proche du service de presse de l’Organisation internationale.

Au cours de ces consultations, qui se tiendront à huis clos, il sera procédé à une présentation formelle du rapport du Secrétaire général aux quinze membres du Conseil de sécurité qui auront l’opportunité de faire des commentaires sur le contenu et les recommandations du rapport.

Durant la semaine, les négociations auront lieu sur la teneur du projet de résolution, dans une première étape entre les membres du groupe des amis de la question du Sahara Occidental (Etats Unis, France, Russie, Grande Bretagne et Espagne) pour être soumis ensuite aux quinze membres du Conseil.

Le vote de la résolution devrait intervenir vendredi 27 avril, rappelle-t-on. Le rapport du Secrétaire général des Nations Unies est soumis en application de la résolution 1720 (2006) du Conseil en date du 31 octobre 2006 par laquelle le Conseil a prorogé jusqu’au 31 avril 2007 le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

Par cette résolution, le Conseil a demandé au Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara Occidental avant la fin du mandat en cours de la MINURSO.

Le rapport sur la situation au Sahara occidental, qui reste l’un des thèmes de préoccupation du nouveau Secrétaire général des Nations Unies, figurant au centre des sujets de discussion abordés lors de la tournée qu’il effectue actuellement en Europe, s’inquiète de la non concrétisation et du non aboutissement des recommandations pertinentes de la communauté internationale pour l’ouverture de négociations "sans conditions préalables" entre le Maroc et le Front Polisario.

Accueilli favorablement par les dirigeants sahraouis, qui le considèrent comme un rapport "normal et équilibré" privilégiant la voie de la négociation pour mettre fin à une situation de décolonisation qui perdure, ainsi que par de nombreux pays, organisations et associations, le rapport du Secrétaire général réaffirme que la solution réside dans le respect du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

Dans le document rendu public cette semaine, le secrétaire général de l’ONU s’inquiète du "blocage" de la situation au Sahara Occidental, appelle à "l’ouverture de négociations sans conditions préalables" et préconise que seule l’autodétermination peut constituer une solution durable du conflit qui oppose depuis plus de trois décennies le Maroc et le Front Polisario.

"Je recommande au Conseil de sécurité de demander aux parties, le Maroc et le Front Polisario, d’engager des négociations sans conditions préalables, afin de parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette d’assurer l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental", lit-on en tête des huit observations et recommandations formulées par M. Ban Ki-moon.

Le document de quatorze pages aborde notamment, en 46 points, l’évolution récente de la situation au Sahara occidental, depuis le dernier rapport en date du 16 octobre 2006, les activités de l’Envoyé personnel du Secrétaire général, Peter Van Walsum, les activités sur le terrain, les relations avec l’Union africaine et les aspects financiers.

Dans son Rapport le Secrétaire général rappelle qu’il s’était entretenu, le 8 mars 2007, à New York, avec le Secrétaire général du Front Polisario et Président de la RASD, Mohammed Abdelaziz, qui lui a remis un document résumant la position sahraouie, à savoir que la question du Sahara Occidental est un problème de décolonisation, et que la solution au conflit passe par l’exercice du droit légitime à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental dans le cadre d’un référendum d’autodétermination.

Ban Ki-moon évoque par ailleurs sa rencontre, le 19 mars dernier, avec le Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, qui lui a transmis un message du Président Abdelaziz Bouteflika, soulignant la responsabilité de l’ONU à l’égard du peuple sahraoui et l’obligation qui lui est faite de conduire le processus de décolonisation à son terme par la tenue d’un référendum d’autodétermination libre et juste sous l’autorité de l’ONU.

Il note également avoir rencontré le 10 avril 2007, le représentant du F. Polisario à New York qui lui a remis la "proposition du F. Polisario pour une solution politique mutuellement acceptable qui prévoit l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental’’, et le 11 du même mois le représentant permanent du Maroc qui lui a transmis le document relatif au "plan d'autonomie".

Le Secrétaire général de l’ONU ne fait aucun commentaire sur ces deux propositions mais salue les efforts que les parties déploient pour "parvenir à une solution juste et mutuellement acceptable".

Parlant des consultations menées à New York par son Envoyé personnel, tant avec les représentants des deux parties en conflit, le Maroc et le F. Polisario, qu’avec ceux des pays voisins, l’Algérie et la Mauritanie, il a souligné le fait que Peter Van Walsum l’avait informé que "la question était toujours dans l’impasse du fait qu’il n’y avait pas d’accord sur la manière de permettre au peuple du Sahara Occidental d’exercer son droit à l’autodétermination".

Cette conviction est réaffirmée après les rencontres de l’émissaire du Secrétaire général, en février et mars derniers avec des représentants des Etats membres intéressés dont l’Espagne, les Etats Unis, la Russie, la France et le Royaume Uni, qui ont exprimé "un souhait général de trouver une manière de sortir de l’impasse actuelle et de parvenir à une solution qui permettrait enfin au peuple du Sahara Occidental d’exercer son droit à l’autodétermination".

A ce propos, le Secrétaire général souligne que devant cette impasse, "il n’existe que deux possibilités: soit une prolongation indéfinie de l’impasse, soit des négociations sans conditions préalables entre les parties (Maroc et F. Polisario) qui auraient pour objectifs de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable qui permettrait d’assurer l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental”.

010/090/700 201822 AVR 07 SPS

 

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